Nina in the zone

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire." (Marcel Proust)

28 février 2007

Confidentiel-Jean-Jacques Goldman

Je voulais simplement te dire407982925
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter

Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on a pas loupé, le vallait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteind pas.

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27 février 2007

Demain je dois aller voir une aide pour me sortir du gouffre dans lequel je me suis mise depuis ces derniers mois.
Je dois aussi commencer un devoir pour la fac.
Ces deux petites choses me semblent insurmontables. Je suis seule au monde pour accomplir ces deux évènements de demain.
Aujourd'hui j'en suis arrivée au stade où le moindre effort à fournir me semble être la mer à boire, c'est loin d'être une sinécure pour moi. Je sais pas pourquoi ni comment j'en suis arrivée là. Je suis devesolitudenue faible et facilement dépassée par les choses.

J'ai toujours été quelqu'un d'assez anxieux, mais jamais au point de sombrer dans une semi-dépression pour des choses qu'on attend de moi. Je me sens plus à la hauteur, je surmonte plus rien et ça me fout la trouille.
Je me réfugie dans la nourriture, actuellement c'est la seule chose qui m'apaise un court instant, mais j'en souffre.

Je réalise aussi (et ça n'a rien à voir avec ce qui précède) que personne ne m'a jamais aimé de façon inconditionnelle et sans limite.
Personne n'aurait été capable de donner sa vie pour moi.
C'est vraiment débile ce que je dis, mais j'en ai marre de rencontrer des couples heureux, des gens qui m'innondent de leur bonheur et qui s'étalent dans des effusions de joie et d'amour à n'en plus finir.
Ces gens m'énervent, à croire que ça arrive qu'aux autres de tomber sur une personne qui les aime totalement sans retenue, quelqu'un qui a changé pour celle ou celui qu'il aime... J'en passe, j'en passe.
Je suis désolée mais ce genre de choses je peux les vivre qu'à travers des fictions télévisées ou écrites.
D'ailleurs je m'en tape, je les emmerde tous.

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15 février 2007

Je ne suis plus qu'une vague forme indistincte et sans couleurs. Je n'ai plus de force, je n'ai plus pied.

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14 février 2007

La Faustine d'autrefois n'existe plus, je ne suis plus qu'un corps, je suis morte de l'intérieur.

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Je ne fais déjà pratiquement plus partie des vivants. Je suis devenue une vague forme indistincte et sans couleur.

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Je sombre, je n'existe plus, ce que j'étais est mort.

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04 février 2007

x1pN1mp8dKYgTG0jCazh55AQjCgN3HXytGYp1MElwUbIzO17D1rnNrEQZDz43LY75J6dO8FDhPU4IDWfEt7AXYpCV3Owv9ArCaJjeUsThGDqd6yzJde6jXxbgJ'ai encore fait un rêve super glucose.
Mais en plus celui-là il fichait vraiment la trouille parce qu'il y avait une réunion de tous les sentiments de mal-être. Sentiment de honte, de culpabilité, de dégoût, de peur, de faiblesse et d'injustice.

Je sais plus trop comment se sont enchaînés les évènements, mais ça donnait à peu près ça:
Je faisais des cannulars téléphoniques avec Joseph et Jocelyn (lol ça s'est vraiment passé ça), et j'ai téléphoné à une fille de ma classe de terminale que je peux pas piffrer.
Sur le message je la traitais de sale révolutionnaire à la mords-moi-le-noeud, mais sans jamais dévoiler mon identité.
Et je sais pas trop comment, plus tard, dans la nuit, j'étais chez moi, quand je dis chez moi, je parle de ma maison de Mazan (je rêve jamais de ma maison de Carpentras), j'étais en haut de l'escalier, contre la commode de mon frère.
Et là, toute la bande de la super pétasse a débarqué. Ils m'ont tous injurié et blamé en disant qu'ils m'avaient reconnu et que c'était bas et médiocre comme message téléphonique.
Que je sortais des phrases sans queue ni tête, débiles et gratuitement méchantes.
Et là en deux secondes chrono ils m'ont démonté, ils ont eu raison de moi sans que je puisse rétorquer une seule fois. Ils étaient au moins dix il faut dire.
Et comme toujours, je me sentais en position d'infériorité, pas à la hauteur, idiote et nulle.
Ils sont partis et là ça devient gore.

Je suis traumatisée car la suite est un genre de rêve lesbien (ahhhhh, non il n'y a rien d'érotique alors vos gueules), j'étais avec une fille, on était ensemble, mais de façon amicale, en fait il y avait une ambiguité très légère, mais c'était avant tout une amitié fusionnelle.
Bon et alors là je sais pas pourquoi, il y avait le sosie physique de Thora Birch dans Ghost World.
Mais c'était un monstre physiquement, elle devait mesurer deux mètres mais elle s'habillait de façon telle que ça passait.
On était au bord de ma piscine de Mazan, et cet espèce de monstre là que je pense être l'incarnation de la super pétasse précédente, était assise sur un transat.
Et je savais qu'elle avait un pouvoir sur moi, que j'étais à son service, que je le lui devais pour être libre (me demandez pas pourquoi j'y comprends rien, c'était comme si j'étais emprisonnée avec ma copine et que je devais obéir à Madame La Monstresse).
Et là ça a été affreux.
Elle me demandait de lui caresser la jambe et les pieds, et quand j'ai vu l'état de ses jambes, je me suis crue devant le bonhomme qui vient se laver dans Le voyage de Chihiro, vous savez, celui avec plein de graisse.
Elle, elle était toute potelée, on aurait dit ses mollets étaient enflés et ses doigts de pied semblables à des minis saucissons recouverts de vernis à ongles noir.
C'était super répugnant.

Bon et là j'ai oublié la suite, mais elle m'a sauté dessus pour essayer de m'embrasser, mais elle pesait tellement six tones que j'étais écrasée.
Puis là j'ai arraché ses cheveux, qui en fait étaient des faux, il s'agissait d'une perruque, et j'ai pu m'enfuir.
Je sais pas trop comment je me suis retrouvée dans le métro (lollll, c'est quand-même trop fort) avec ma copine donc.
Mais la le monstre lesbien est revenu et ouvrait les portes du métro en plein trajet pour que les gens s'envolent (parce qu'ils s'envolaient vraiment dans les airs en plus !). Alors nous on se tenait à la barre là, vous savez.
Mais alors du coup moi mes cheveux volaient en l'air et ne changeaient plus de forme: ils étaient ionisés !
Voilà après j'ai oublié, c'est magnifiquement absurde quand-même. Je suis pliée en deux.

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02 février 2007

Baka !!!

Marmalade_Boy_Miki_and_yuu_in_the_morningY a un truc marrant c'est que j'adore le manga Marmalade boy. Si si c'est marrant parce qu'il n'y a rien de plus futile et mièvre que ce manga.
Voyez toute la non logique de la chose, moi qui ne jure que par Proust et qui suis amoureuse de la belle littérature, j'ai tous les tomes de Marmalade boy.
Ma joie fut totale quand j'ai découvert que ce manga avait été adapté en dessin-animé.
Evidemment, j'ai regardé tous les épisodes d'une traite, ils sont au nombre de quatre-vingt je crois.

J'ai regardé la situation de plus près et j'ai réalisé que le comble c'est que je suis fanatique de ce manga pour des raisons encore plus futiles que le manga lui-même.
C'est là que je me dis que j'ai quand-même su préserver un côté de moi-même qui se plait à rêver.
Lisez-bien ce que j'ai analysé: il y a dans ce manga tous les ingrédients de base et franchement pas compliqués pour le rendre apprécié.

Tout d'abord vous avez l'héroïne, dans les Shojo (mangas pour adolescentes), l'héroïne présente toujours les mêmes caractères: -Soit elle est maladroite, genre gourdouche de première, la fille pas très futée et pas très belle non plus. Mais voilà, elle pleure pour rien, c'est le genre émotive, voire OVER émotive. De plus elle porte que des habits de gamine avec toute sorte de nounours dessinés sur ses fringues, elle a des couettes ou des rubans ridicules dans les cheveux...
Et évidemment elle attendrit tous les beaux mecs (et là c'est presque un euphémisme, quand je dis beaux mecs). Tous les Sexe Symbôles tombent sous le charme du personnage.
C'est là qu'on comprend que ça arrive jamais dans la vraie vie: dans le manga le mec le plus beau du Japon succombe pour une fille parce qu'elle est unique intérieurement (ouais enfin c'est sûr qu'à 17 ans en être toujours à pleurer parce que sa meilleure amie l'a pincée, elle est forcément unique.).
Dans la vie de tous les jours, le beau mec n'arrête pas son regard sur une fille banale physiquement.
-Soit vous avez l'autre type de fille: Une fille timide et très réservée, qui est super belle physiquement mais qui s'ignore belle car elle s'habille comme une ringarde. A cause de ça toute la classe la persécute, se moque d'elle, elle a pas d'amis.
Oh mais suis-je bête, c'est sans compter que bientôt elle va rencontrer l'Amour de sa vie, et oui.
Y a un mec là-dedans (toujours une bombe sexuelle) qui a remarqué qu'elle était super belle physiquement (tiens soudainement la beauté extérieure les intéresse) et qu'en plus il a drôlement envie de voler à sa rescousse pour la défendre. Ben ouais.

Passons à l'amoureux: Une bombe sexuelle donc. Non seulement le mec est beau comme un dieu de corps et de visage, mais en plus mentalement c'est l'homme parfait (vous savez celui qui n'existe pas).
Il est viril (ben ouais merde !), il protège toujours sa chérie adorée (je vais y revenir là-dessus c'est assez cocasse pour le coup), mais il est aussi taciturne (ce qui le rend mystérieux, vous comprennez), taquin (il embête toujours la fille qu'il aime), et bien sûr, il ne voit jamais les autres filles (quand je dis jamais c'est jamais, c'est pas comme votre salaud de petit ami qui vous dit "Mais nooon je t'aime je m'en fous des autres", ben ouais, forcément.).
Pour revenir au côté taciturne, on ne sait jamais ce qu'il pense, et parfois hop ça lui pète, il va plaquer sa copine contre le mur (de façon super sexy) et l'embrasser, comme ça.
Il a toujours l'air transcendé par la beauté de sa copine, il la regarde comme la 8ème merveille du monde (7ème ?), bref encore le genre de truc qui n'arrive jamais en vrai.

Et là je fais un flash-back sur le côté protecteur du mec. C'est super amusant. Dans environ un épisode sur trois, y a toujours un moment où la fille est en difficulté.
Mais des fois c'est vraiment incongru, du n'importe quoi, juste pour rappeler à quel point son chéri est génial et veille sur elle, et va venir la sauver.
Par exemple dans le dessin-animé de Marmalade Boy, Miki (l'héroïne) va ramasser le chapeau de sa meilleure amie (Meiko) qui s'est envolé au milieu des chevaux.
Et là, vous le sentez venir, car juste avant son super preux chevalier lui disait "Miki ne va pas là-bas ça peut être dangereux".
Donc elle y va, et OH malheur elle heurte le cheval. Celui-ci mécontent lui court après. C'est là que Yuu (son chéri) réalise que sa douce et tendre est en grand danger. Celui-ci était alors parti chercher des sodas, devant un tel spectacle, vous comprenez bien qu'il laisse tout tomber par terre, et court comme un fou jusqu'à Miki.
Et c'est là que c'est cocasse.
Miki tombe par terre (évidemment...) et le cheval donc se rapproche de plus en plus d'elle, et quand on croit qu'il va l'écraser.... Yuu saute par dessus la barrière (qu'est-ce qu'il est fort ce Yuu) jusqu'au cheval (toujours en l'air, il a bien dépassé le record du monde) pour le neutraliser.
Il s'accroche au cheval (Ah ouais évidemment, il a sauté par dessus Miki aussi, rahlala !) et le fait tomber par terre, mais quel surhomme ce type !!!

Et là bien sûr le cheval s'en va. Et on a la petite scène classique: Miki pleure dans les bras de Yuu et celui-ci l'engueule "idiote je t'avais dis de pas y aller c'est dangereux !" et elle pleure de plus belle en criant avec sa voix de crécelle "Yuuuuuuuuuuuuuu Yuuuuuuuuuuuu Yuuuuu je suis désolée, je m'excuse Yuuuu"
Tout est bien qui finit bien.

Dernier ingrédient de ces Shojo: Le triangle amoureux.
Il y a toujours, mais alors toujours, deux garçons amoureux de la fille, à la base.
Le premier c'est le meilleur ami de la fille, que bien souvent elle a longtemps aimé avant secrètement, et le second c'est bien sûr le nouveau.
Il y a toujours un nouveau qui débarque et qui chamboule ça.
Et évidemment notre héroïne est partagée entre les deux, si bien que souvent elle se tape les deux mais personne dit rien, la pauvre c'est dur de choisir entre deux bombes sexuelles.
Oui comprenez aussi que ce sont parfois des rustres les hommes dans ces mangas: en effet ils se gardent bien de demander la permission pour l'embrasser. Ils l'embrassent de force sans qu'elle s'y attende... Mouais enfin en même temps elle se débat pas vraiment.
Donc elle a toujours le beau rôle, car mine de rien, même en feignant qu'elle était pas d'accord pour se faire embrasser, elle s'est bien faite pelotée par des beaux gosses.
Généralement, d'autres garçons amoureux viennent s'ajouter ensuite à l'histoire.
Mais elle finit toujours avec le nouveau. Ici c'est Yuu.

Alors voilà, tout cela évidemment, ça ne se trouve jamais dans le monde réel, alors c'est sympa de le lire. Finalement ça me fait mal de dire ça mais c'est un peu Hélène et les garçons version japonais... Lol.
Non quand-même il y a plus de dialogues intelligents... Mouais... En attendant je me tais car j'adore.

Posté par Ninaverse à 09:18 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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