11 novembre 2007
Deux petits oursons effrénés
Tous les deux, nous sommes capables d'avoir un visage similaire à un cube. Je ne sais par contre toujours pas quel visage est le mien lorsqu'il presse ses deux mains sur mes joues, dans le but, j'imagine, de me rendre l'égal d'un poisson qui fait des bulles.
Parler de nous n'est pas simple, c'est périlleux. Entre altercations, acalmies, déchaînements, hystérie incontrôlée, cris enfantins et moments passionnés où je lui appartiens totalement... Difficile de ne pas tomber dans la badinerie, seulement je risque de me montrer bégueule si je me fixe trop d'interdits.
Je voudrais ici compter une petite anecdote. Un récit rudimentaire sans intérêt vital (comme la plupart de mes posts) mais qui m'a touché. Même pensée, au même moment, dans ce froid qui nous fouettait le sang.
Sentiment, impression d'exaltation et de béatitude. C'est idiot, mais la vie est faite de moments qui nous permettent de considérer plus fortement notre couple, de réaliser la chance qu'est la notre d'avoir l'autre à nos côtés.
Finalement, je n'entrerai pas dans les détails, cela en deviendrait niais. Je voulais juste qu'il sache qu'étrangement, hier après-midi j'ai ressenti la même chose.
J'étais heureuse car simplement animée par l'idée, pourtant familière, que je ne pouvais pas être plus comblée dans ma vie depuis qu'il l'avait remplie. Cette simple réalité, je la
connais, je la vis tous les jours. Cependant parfois, c'est agréable lorsque la vie nous pousse à prendre du recul et à appréhender notre relation amoureuse dans son entier, de plus loin, avec un regard presque extérieur.
Ne suis-je pas pourrie gâtée ? Lui que j'ai tant désiré de loin autrefois, que je pensais inaccessible. Aujourd'hui, il est avec moi et l'on partage tellement de choses. Il ne faut pas s'y habituer. D'ailleurs je pense que je ne m'y ferai jamais, c'est ce qui fait l'exclusivité et l'originalité de notre relation. Elle est sans pareille.
J'aime tes grognements animaux, tes huées hystériques, tes lamentations enfantines et mes vagissements incessants sans oublier tes éclats de rire discrets. J'aime nos tapages nocturnes, j'aime le tumulte qui rythme notre vie et la rend si dense.



