19 novembre 2007
Enfance
Quand j'étais plus jeune, je tenais une ribambelle de journaux intimes, chacun correspondant à une
tranche d'âge. Le plus vieux dâte de 1997, j'avais 9 ou 10 ans. Dans celui-ci y est répertorié des tones de poèmes sur un garçon que j'aimais étant petite, c'était mon meilleur ami. Mais qu'importe. Hier soir j'ai été stupéfaite en le relisant, car voilà, comment pouvais-je écrire des poèmes pareils aussi jeune ? La plupart sont niais, ils parlent sans cesse "d'éclat de lumière" de "lune " et de "soleil" de "cheveux d'or"...et cetera desunt...
Seulement, déjà, on peut sentir un certain étonnement en les lisant, il y a du vocabulaire, du style. Je lisais énormément quand j'étais petite, mais je lisais des livres d'enfants comme ceux de Judy Blume. Cela n'explique donc pas tout.
Je vous en retranscris un, qui m'a subjugué étant donnée ma petitesse. J'avais 9 ans ! Je crois que même aujourd'hui je serais incapable d'écrire un poème comme ça (j'ai corrigé quelques fautes, mais en plus regardez, il y a des rimes ! Sérieux, connait-on seulement l'existence des rimes à cet âge là ?!) :
Lui, sous un manteau de pluie, tellement beau au milieu de la nuit
Même si je lis dans ses yeux toute la peine d'un amour malheureux
Je voudrais simplement te parler, je saurais tout te faire oublier
Même si tu me rends folle j'irais n'importe où pour toi
Laisse mourir tous les regrets ma promesse c'est de t'aimer c'est vrai
Comme un enfant tu as peur mais tu donnes ce que t'as dans le coeur
Je voudrais simplement te parler je saurais tout te faire oublier
M'oublie pas ne pleure pas reste avec moi.
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