Nina in the zone

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire." (Marcel Proust)

30 décembre 2007

Dédoublement d'oursons

http://youtube.com/profile?user=Ninaverse84cd_ost02
Pour voir mes vidéos favorites :) si ça intéresse quelqu'un...

Autre chose, ce blog redevient mien et exclusivement mien, ayant subi une division définitive entre oursons jadis effrénés. Miki a perdu son Yuu !
Tite Nina ourson gérera donc, à nouveau, son blog toute seule, mais vous l'aviez déjà remarqué, attentifs lecteurs
...

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29 décembre 2007

Stronger than yesterday

"L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous."

"Si tranquille qu'on se croie quand on aime, on a toujours l'amour dans son coeur en état d'équilibre instable"

"Il vaut mieux ne pas savoir, penser le moins possible, ne pas fournir à la jalousie le moindre détail concret"

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire."

(Marcel Proust)

18697977_mUn truc marrant m'arrive. Après deux jours d'abyme profond, j'en ai plus rien à foutre aujourd'hui.
Bon d'accord, j'en ai peut-être pas plus rien à foutre. Mais quand-même. J'ai réalisé à quel point dans cette histoire j'avais été correcte et juste, à quel point j'étais volontaire pour arranger les choses. D'ailleurs grâce à mes efforts, elles s'étaient arrangées. Ce n'est pas moi qui ai tout brisé. Je ne dis pas avoir été blanche comme neige, je reconnais mes torts, vraiment mais je pense que ce n'est pas ma faute. Enfin, bien sûr il est évident que j'ai ma part de responsabilité. On ne peut pas dire de façon sensée que notre relation allait très bien. Ca serait s'aveugler, s'illusionner pour se créer une réalité plus tolérable. Il est vrai que j'irai même jusqu'à dire que j'ai sûrement joué un rôle capital et l'ai poussé dans les bras d'une autre, à mon insu, mais j'y ai probablement contribué. Je n'excuse pas sa façon de faire qui était indigne de lui, indigne de nous deux et de notre sincérité consensuelle. Je n'excuse pas non plus ses mensonges gratuits, me dire que tout va bien un jour avant, pour m'annoncer le lendemain qu'il est avec une autre est sans doute le mensonge le plus cruel et le plus lâche que l'on puisse faire à quelqu'un. En somme, j'essaie de dire, de manière très nébulleuse que je peux pardonner, comprendre, même si je n'oublie pas. C'est lui et seulement lui qui a voulu passer à autre chose après m'avoir dit que "Jamais Ô grand jamais je n'irai avec une autre, elles sont toutes moins bien que toi". Il avait le choix, le choix d'essayer d'arranger les choses. Il ne l'a quand-même pas fait. D'ailleurs je m'en tape. Je lui souhaite ni bien ni mal dans sa relation présente. Je m'en t-a-p-e.
Je n'ai finalement pas perdu grand chose. Il a été lamentable. Là s'arrête le débat, il n'y a plus rien à dire.

Quant à moi, hier j'étais à Toulouse pour voir un ami de longue dâte. J'ai été agréablement surprise. Il m'a redonné le sourire. Je dirai même qu'il m'a beaucoup fait rire. Croyez-moi j'avais besoin de rire. Par contre moi je peux vous dire que "Bien sûr Ô bien sûr il y a des garçons mieux". Je dis cela sans aucune amertume ou rancoeur. Je le pense et ne cherche à faire mal à personne.
Je me sens bien, épanouïe, complète. Je me sens mieux.
Quelqu'un qui lit mon blog attentivement m'a écrit et m'a dit que ce genre d'expérience l'avait "amélioré". Je crois que c'est pareil pour moi. Je me sens confiante. J'ai compris aujourd'hui que je ne pouvais rien y faire, même en changeant (d'ailleurs je me rends compte que je n'avais pas le moins du monde à changer) ça n'aurait rien fait.
Il est comme... Tous les autres. Quand ça devient trop compliqué, la solution de facilité est de fuir dans les bras d'une fille plus... "simple".
Je n'ai pas à me punir, j'ai confiance en moi.
Et, j'aime la vie, plus que tout.

Posté par Ninaverse à 10:22 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2007

Alone again naturally...

"Il s'ennuyait maintenant lorsque Emma, tout à coup, sanglotait sur sa poitrine ; et son coeur, comme les gens qui ne peuvent endurer qu'une certaine dose de musique, s'assoupissait d'indifférence au vacarme d'un amour dont il ne distinguait plus les délicatesses.
Ils se connaissaient trop pour avoir ces ébahissements de la possesion qui en centuplent la joie. Elle était aussi dégoûtée de lui qu'il était fatigué d'elle. Emma retrouvait dans l'adultère toutes les platitudes du mariage."

(Madame Bovary)

Ce que je ne comprends pas, c'est comment en alignant des moments sincères et amoureux on se retroueternal_sunshine_of_xl_04ve si miséreux ?
Comment peut-on passer d'une attention réelle à l'autre à la cruauté la plus terrible ? Comment après s'être aimés si fort on en vient à se faire mal gratuitement ? Et pourquoi ?
Je ne suis pas comme ça. Je suis la victime de ce genre d'attitude. J'ai été lâchement quittée, par textos interposés. Oui, par textos. Vous ne rêvez pas. Pour quelle raison ? Pourquoi ? Lassitude ? Il ne m'aime plus ? Il en a marre de moi ? Il a rencontré quelqu'un d'autre ? Je reconnais volontier mes torts, mais je suis d'une bonne volonté, je me serais corrigée. J'étais prête à tout pour lui, pour un seul de ses sourires.  Comment as-tu pu me faire ça ? Toi qui prenais tant soin de moi, toi qui connais ma personnalité et qui savais pertinemment que la pire des choses qui pouvait m'arriver était ton départ. Tu as su dans quel état j'allais me retrouver. Comment as-tu pu ?! M'as-tu seulement aimé ?
Comment est-ce possible, alors qu'il y a une semaine, nous nous envoyions des messages enflammés. Pourquoi ce retournement de situation ?
Quel intérêt trouve-t-il à me faire souffrir ? Il s'enlise dans l'indifférence et je suis face à un mur qui répond sporadiquement à mes questions.
Je me lamente toute la nuit, j'en deviens malade physiquement, je le lui dis, je ne l'agresse pas, au contraire, mon attitude est suppliante. Et que fait-il ? Rien. Il me laisse me détruire et m'interpeller sans cesse.
Lui qui m'avait sauvé il y a 9 mois. Lui qui m'a fait espérer à nouveau alors que je me montrais réticente. Lui m'a tout donné pour tout me reprendre du jour au lendemain sans aucune explication ni logique. A quoi ça sert tout ça, dites ? Quelqu'un a la réponse ? Pourquoi faire de nous des esclaves amoureux plein d'espoir pour nous achever encore plus à la fin ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Il a été lâche, il me poussait à le quitter car il était trop peureux pour le faire lui-même. Il a manigancé des choses derrière mon dos.
Comment peut-on faire ça ? Comment peut-on même se tolérer aussi méchant gratuitement ? Faire ça à quelqu'un qu'on a aimé, chéri, adoré ? Comment enfoncer dans un abysse grandissant une âme en peine qui vous aime encore ? Faut-il être humain ?
Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi me laisse-t-on toujours tomber après m'avoir fait les plus grandes promesses ? Je ne comprends pas, je dois valoir si peu de chose... J'ai dû faire quelque chose de terrible pour qu'à chaque fois on me détruise à ce point. Suis-je à ce point sans intérêt ? Ne servirais-je qu'à passer le temps ?  N'ai-je qu'aussi peu d'utilité ? Suis-je cruelle ? Insupportable ? Est-ce que j'en viens à pousser les gens à me détester ?
N'espérez de moi à présent que de voir l'enveloppe de ce que je suis, sans âme. J'raccroche. Définitivement.

Posté par Ninaverse à 11:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2007

Les fleurs du mâle

graux_david_rosee_celeste_6900219"Je t'abandonnerai jamais, jamais, jamais..." Il a dû y avoir dix "je t'abandonnerai" et dix "jamais..." susurrés à mon oreille ce jour-là, alors que notre relation était en train d'éclore.
J'ai perdu l'appétit et le sommeil. Je mange plus rien. Je suis vide à l'intérieur. Cependant je sais une chose c'est que nous étions beaux.

Je vous mets au défi d'avoir des moments aussi forts, je vous mets au défi, pauvres filles paumées, simulacres d'intellectuelles voguant entre deux joints, d'avoir toute l'attention que j'ai reçue lorsque mon pied était foulé. Je vous mets au défi que votre corps soit sacralisé des jours durant tel un temple dans lequel il n'osait pas pénétrer. Je vous défies d'être comparée à Eurydice, la nuit, lorsque vous allez vous coucher. Vous, qui en ignorez tout, jusqu'à son prénom. Vous n'y comprendrez rien. Je vous mets au défi de le faire rire et de l'amuser comme j'ai su le faire. Je vous lance le défi d'être la plus adorable lorsque vous buvez un chocolat. Pauvres filles. Vous n'arriverez jamais à la cheville de ce que nous avons été. Je vous mets au défi de l'aimer comme je l'ai aimé, de lui écrire ce que je lui ai écrit, avec mon âme et tout mon coeur.
Jamais non plus vous ne serez capable de le rendre fou de désir car la simple vue de vous portant une petite robe d'été en mangeant un cornet de glace le met dans tous ses états.
Oui j'ai été maltraitée à la fin, mais je n'emporterai avec moi que les bons souvenirs. Les journées pluvieuses à Avignon en quête d'un film à Utopia. Notre fou rire au café l'Opéra. Sa délicatesse, la douceur avec laquelle il me touchait. Ses envies frénétiques de me voir car il ne pouvait pas attendre le week-end et prenait sa voiture à 23h pour venir à Aix et se retrouver dans mes bras. Combien de fois l'a-t-il fait ça ? Combien de fois était-il fou de désir et d'impatience de me voir au point de se taper l'aller retour en voiture à Aix dans la nuit ?
Nous avions construit quelque chose de solide, de stable, de fiable, basé sur le respect et la confiance. Il a tout bousillé, il a choisi de tout détruire, de me mentir, de me manipuler et notre histoire n'était finalement aussi solide qu'un château de cartes.

Quant à toi, tu as gagné un défi, tu l'as emporté sur tous les précédents, je n'ose pas te mettre au défi d'être davantage cruel quant à ta façon de me quitter. Tu m'as dépossédée de mon âme, de ce pour quoi je vivais. Sans un pardon.

Il faudra du temps au petit ange blessé pour panser ses plaies. C'est un travail difficile voire impossible. On ressort toujours détruit de ce genre d'expériences. En général on est tellement sensibles qu'on en vient vraiment à se dire que nous sommes les fautives de tout ce qui s'est passé. Me demandez pas si on a raison ou tort, j'ai toujours pas les réponses. Je sais juste qu'on se fait du mal, qu'on est entière et qu'on remet sa vie entre les mains de l'autre.
Je sais pas vraiment ce qu'il va advenir de moi et de mon manque définitif d'espoir dans les relations humaines.
Je raccroche. J'abandonne, j'arrête tout. Brisée à jamais cette fois. Il me sera impossible de revenir.

(Car il me semble que c'est en rapport, Eternal sunshine ): http://youtube.com/watch?v=Nn_GjFfikA8&feature=related

Posté par Ninaverse à 12:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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