05 janvier 2008
All you need is ...
J'arrive plus à écrire, j'arrive plus à lire, j'arrive plus à réviser, j'arrive plus à avoir faim. Bon sang, si je plaçais le même investissement dans mes études, imaginez ce que ça donnerait ! C'est le problème de beaucoup de gens, comment déplacer cette énergie et la faire alimenter des choses plus importantes ? Là elle ne peut être qu'avortée, elle ne peut que rester à son stade embryonnaire, ça n'aboutit à rien.
Je crois que si j'y arrivais, je serais quelqu'un de vraiment intelligent. Tiens, tiens, ne parlerait-on pas de sublimation là ? Freud aurait-il raison ? (Petite pointe d'ironie, pour ceux qui n'auraient pas saisi)
Je fais des rêves bizarres. J'ai un sommeil agité. Je suis cassée en deux, dépossédée, dépouillée, vidée. Mais je vous en prie les gars, continuez, continuez ! Allez-y, échangez-moi, balancez-moi comme un ballon de volley-ball de vos mains à celles d'un autre.
Je vous ai déjà mis au courant que je vous avais rien demandé ? Venez pas me chercher, venez pas jouer au sauveur pour ensuite m'enfoncer un couteau profondément dans le coeur.
D'accord... Je l'admets, je suis de mauvaise foi. Je vous ai peut-être implicitement fait comprendre que j'avais besoin de vous. Vous qui me faites gerber, pauvres êtres misérables. Mais pas plus misérables que moi, moi qui ai tellement peur de rester toute seule que je supplie tout le monde pour avoir un petit morceau de pain. Donnez-moi quelques miettes, s'il vous plait, m'oubliez pas, je me ferais toute petite pour quelques morceaux racis, mais surtout ne me laissez pas toute seule !
J'ai failli retomber dans le même cercle malsain qui m'a enseveli jadis. Dieu merci, bizarrement à travers toute cette peine, ces mensonges, tout ce chaos, cette entropie et tous ces coups derrière mon dos, pour je ne sais quelle raison, j'arrive à y voir plus clair et à avoir confiance en moi. Je crois que j'ai réussi à conserver un résidu d'estime personnelle qui m'empêche de tomber trop bas.
J'ai au moins gagné ça, je sais pas trop comment.
C'est inouï ce que tout peut être ironique et cruel dans ma vie. Non pardon, dans la vie. Finalement je ne peux définitivement compter que sur moi-même.
Je crois que les mensonges gratuits sont les pires choses du monde, surtout quand vous vous mentez à vous-même.
Si vous commencez à "espérer" vous risquez de vous retrouver encore plus pathétiques et miséreux qu'avant. Si vous vous mettez à croire en la vie, elle se chargera de vous étaler par terre tôt ou tard. C'est comme ça, c'est l'apprentissage. On ne naît pas femme, on le devient (par accumulation de coups de poings dans la tronche, jusqu'à ce que tu te défasses de chacune de tes illusions). Tu deviendras une femme ma fille, ouais, ouais... C'est cool.
Je crois en avoir déjà parlé de ce foutu espoir. Il ne sert à rien. Techniquement il ne sert qu'à vous faire dormir la nuit ou à pouvoir vous lever le matin, il vous fait rester en vie végétative. Mais si l'on creuse, il nous fait très mal, il nous tue un peu plus douloureusement, de façon insidieuse, tacitement. L'espoir est perfide. Surtout quand vous savez pertinemment que vous vous raccrochez à un espoir sans espoir, à du vide. Oui le pléonasme est voulu, car tout est là. Ici. Au fond de vous, vous le savez, vous savez que vous vous racontez n'importe quoi. Mais faut bien vivre, pardon, survivre. Notre volonté a rarement d'effet pour le contrôler. C'est à notre insu, c'est très puissant. Nous sommes des larves rampantes à la recherche d'une dernière illusion à détruire.
Cet espoir comme le reste de nos activités ne servent qu'à nous leurrer, qu'à détourner notre esprit de notre existence si pleine de fatalité.
Coucher avec un mec qui vous méprise et vous manque de respect ne sert qu'à vous oublier quelques secondes. Vous rendez-vous compte de ce que cela implique ? Vous faire maltraiter, vous laisser vous enfoncer plus bas encore, juste pour vous sentir vivre un minimum. On est prêt à tout. Aux pires choses pour ne pas accepter l'acceptation, la résignation, l'évidence même.
Mon Yuu, il existe pas, pas plus que mes ex ont existé. Comme si la finalité, la paroxysme du bonheur se trouvait dans cette putain de quête amoureuse. C'est pas comme s'il n'y avait que ça dans la vie. Sommes-nous autistes ? Ou plutôt, suis-je autiste ? Pourquoi cette focalisation ?
J'en ai marre d'être une sorte de version profonde de moi-même. Je voudrais arrêter de faire la toupie.
Je voudrais avoir un vrai but dans ma vie, quelque chose qui me motive.
Je sais pas si j'ai envie de te laisser jouer avec ma vie, avec mon intégrité et ma santé. Tu es tout juste bon pour la psychanalyse. Peu importe ton acharnement effréné, tes efforts, la résolution et la conviction que tu tentes de mettre ou tentes de me faire croire dans tes paroles. Tu parles dans le vide. Je suis plus réceptive à toi. Il fallait y penser avant. Il fallait y penser avant de me laisser m'engouffrer dans la haine de moi-même. Il fallait me sauver avant. Grâce ou à cause de toi, j'ai appris à me sauver toute seule. Je n'ai plus besoin de ta misogynie maladive. Ton cerveau est détérioré. Va voir une gogo-danceuse.
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