13 janvier 2008
Oubah oubah ! Les étudiants exigent...
La nuit, dans mon studio à Aix, on dirait que les gens attendent que j'aille au lit pour venir mugir sous ma fenêtre. Ma rue est quand-même paumée, il n'y a rien dans cette rue, en réalité plus bas il y a la rue des cordeliers, mais c'est tout. Faudrait qu'on m'explique pourquoi tous les d'jeunz super branchés d'Aix viennent dans ma rue et s'y installent des heures durant.
D'ailleurs, ils sont ridicules. J'imagine qu'ils sont soûls parce qu'ils sont l'égal de gros boeufs affamés. Si vous entendiez leur voix, leurs vagissements... Ca donne vraiment l'impression d'assister à une cacophonie orchestrée par des hommes de Cro-Magnon. On dirait qu'on a reculé dans le temps.
Je les supporte de plus en plus mal. C'est inénarrable. J'essaie comme je peux de m'endormir mais ils arrivent en bande et campent devant ma porte et chantent, et parlent, et rient, (Dieu seul sait s'ils n'allument pas un feu de camps) et ce qu'ils disent est absolument incompréhensible, ils articulent pas, je sais même pas comment ils communiquent entre eux mais en tout cas ils ont l'air de se comprendre.
Peut-être comme les chauves-souris, par ultra sons mais enfin ça n'explique pas le problème de leur cerveau en dégénérescence. Ils sont tellement abrutis et cantonnés dans leur fonctionnement le plus simple de mâle dominant (à savoir pisser contre ma porte ou taper dans les poubelles en poussant des grands cris virils victorieux (il faut dire que c'était une attaque musclée et très dangereuse)) que je me demande comment le cerveau arrive à analyser et à traiter l'information provenant des ultra sons.
C'est quand-même humiliant de boire, moi rien que de les voir se donner en spectacle ça me fait passer l'envie d'essayer. Si c'est pour se retrouver aussi calamiteux, ça relève tellement du navrant que j'en vois pas l'intérêt.
Mais bon, faut vivre, t'es jeune t'as 20 ans, tous les jours est une occasion de plus d'enculer Sarkozy en donnant un coup de pied dans ma poubelle et c'est aussi une occasion de pisser contre les murs pour marquer ton territoire d'étudiant parce que comme tu l'as si bien affiché un peu partout dans les amphis: "Pécresse m'a tuer". Notez la faute d'orthographe qui consiste à employer un infinitif là où il aurait fallu un participe passé. Mais ça va on t'en veut pas, si tu fais que ce genre de faute qui est finalement pas évidente, on le reconnait, tu peux quand-même encore avoir des chances d'être persuasif.
Après tout, c'est pas ta faute si on a interdit les dictées au collège car t'étais censé apprendre l'orthographe tout seul en lisant des livres (faudrait arrêter de surestimer notre chère "élite" française).
Soyez pas trop méchants, c'est normal aujourd'hui de confondre les infinitifs et les participes passés, c'est normal d'écrire "sa vas ?" et après de citer les plus grands : "Méfiez-vous de celui qui veut remettre de l'ordre" (Diderot) et d'afficher cette belle citation que t'as trouvé sur Evene.fr, une fois de plus dans les amphis. C'est bien, t'es un brave soldat qui lutte contre l'oppression... Euh... Disons plutôt, qui se bat contre des moulins à vent, mais bon, soit, je fais des études pour soigner la paranoïa (délire de persécution, mégalomanie, ça te dit quelque chose ?).



