17 février 2008
Fanchon Fadet
On est déjà le 17 Février. Je me souviens de la journée que j'ai passée il y a un an. En réalité, c'était un 14 Février. Je me rappelle que j'étais rentrée chez moi et que je m'étais cachée sous la couette pour pleurer tout le mal qui me rongeait.
Mais la roue tourne. J'ai fait du chemin, j'ai gagné en maturité. Je me suis bonnifiée, comme le vin, j'ai fait des choses, j'ai enrichi mon esprit, je l'ai ouvert à toute forme d'activité intellectuelle en passant même par la politique. On peut dire que j'ai fait le tour de moi-même. J'ai vu de quoi j'étais capable, j'ai même, je dois le dire, sans prétention aucune, été rarement confrontée à mes limites. J'ai l'impression d'être un être grandissant, ne pouvant que s'élever et se tirer vers le haut. Je me sais dans la possibilité d'accomplir de grandes choses, tout est accessible. Tout est possible pourvu que j'y mette de la bonne volonté.
J'aime ce que je suis devenue, ce que je réussis à être grâce à mon passé chargé mais qui est si crucial aujourd'hui pour comprendre ce que je suis.
Ne croyez surtout pas que je fais ici mon apologie.
Quand on parle de moi en famille, on se rappelle qu'à 14 ans j'ai fait une crise d'adolescence cocasse qui en amuse plus d'un lors d'un dîner familial. On aime à afficher devant les autres à quel point j'ai été ridicule et idiote. Comme je suis susceptible je dirai que c'en est humiliant.
Mais c'est de bon ton, on y voit aucun mal, on cherche juste à distraire les invités et la famille.
Parce que la vérité c'est que personne n'a eu l'ombre d'un doute quant à mon consentement avec cette relation que j'ai pu vivre.
Personne n'a jamais soupçonné une seconde le calvaire que ça a été pour moi.
Tout le monde se fout même du fait que j'ai pu à un moment être violée dans mon libre arbitre. Non. On vous dira que j'ai eu ce que je méritais. Je l'ai bien cherché, j'ai voulu feindre une certaine maturité. Moi-même j'en suis restée longtemps très convaincue. On me parlait plus, on me faisait comprendre que j'étais mauvaise et que si je voulais jouer aux grandes, il fallait que j'en prenne la responsabilité.
C'est ce que j'ai fait. J'ai pris sur moi. Je me suis murée dans le silence. J'ai "accepté". J'ai accepté bien trop de choses. J'en ai assumé les conséquences. J'aurais pas dû. J'aurais pas dû écouter ma mère ni regarder le visage oûtré et âpre de ma famille. J'aurais dû dépasser leur acidité. Mais je n'étais qu'une enfant. Je n'avais justement pas de "maturité", pas assez. Je ne pouvais pas endosser un tel poids, on aurait dû me soutenir.
Je les accuse aujourd'hui d'avoir été complices de mon assujettissement. Mais ils ne voyaient pas, ils ne voulaient pas voir.
Moi j'ai vu, j'ai bien trop vu. J'ai joué avec le feu.
Aujourd'hui je ne regrette rien. Pas même cet épisode dramatique qui m'a fait grandir plus vite que les autres. Ni même les conséquences que cela a eu sur mon poids ou sur la haine que je me vouais à seulement 15 ans.
Aujourd'hui je réalise, qu'on a beau être quelqu'un qui a beaucoup à offrir, qu'on a beau être cultivé et compréhensif, cela ne sert à rien. On vous juge toujours sur votre apparence, même à 20 ans.
Quand vous marchez dans la rue, vous tombez souvent sur des garçons très beaux qui tiennent la main à des baba-cool sans aucune féminité ni beauté. Comme je le disais plus tôt à une amie, on dirait qu'il faut être moche et mal sapée pour être intéressante.
Les gens sont d'une hypocrisie inouïe. En s'exhibant de la sorte devant les autres, ils veulent vous faire comprendre qu'ils sont intelligents EUX, ils sont après une beauté secrète qui ne saute pas aux yeux EUX. Ils arrivent à voir la beauté cachée (ou totalement inexistante) de leur moitié. Enfin c'est ce qu'ils veulent vous faire croire. Ils veulent véhiculer le message que pour eux la beauté physique n'est pas importante, que ce qui importe c'est l'intérieur. Vous savez, comme dans tous nos contes de fée d'enfant (La petite Fadette, La Belle et la Bête...).
Le problème c'est qu'ils sont d'une fausseté incroyable sans s'en rendre compte. Ils vous affirment implicitement (en s'affichant dans la rue avec leur clodo) que l'apparence ne compte pas si bien qu'ils vont dédaigner et mépriser une jolie fille. Ils ne lui prêtent même pas attention.
C'est là qu'il y a un petit souci... Je m'adresse à vous: Messieurs, saviez-vous qu'une fille peut être belle et intelligente et même dix fois plus cultivée que votre sac pseudo philosophe que vous vous évertuez à traîner ?
C'est un problème qui survient lorsqu'on a 17 ans. C'est un phénomène de mode.
Car vous êtes jolie on vous classe inexorablement dans le rang de la piche sans cervelle... Et ils veulent nous faire croire qu'ils ne portent aucun jugement d'aucune sorte sur le physique ?! N'y a-t-il pas là une dissonance ?
Alors moi je vais aller plus loin. La plupart du temps, bon nombre de mes copains passent à côté de filles géniales juste parce qu'ils ont le souci de se montrer spécial. Ils veulent tellement montrer qu'ils sont pas comme les autres mecs qu'ils me pointent du doigt la fille la plus hideuse et la plus mal fringuée de l'amphi. Parfois j'ai du mal à identifier le sexe de la personne. Ca frôle l'androgynie.
Je supporte plus cette tendance là. Ces espèces de connasses clônées partout avec leur voix lésée et leur chiffon sur la tête. Ces filles qui se prétendent uniques et marginales alors qu'elles sont une majorité avec leur joint et leur façon chronique de boire de l'alcool dès qu'il y a l'ombre d'une fête en vue.
La plupart du temps elles ne sont même pas réellement cultivées ou intelligentes. Elles sortent deux trois idées bien placées pour montrer qu'elles sont blasées, déçues et ne croient plus en rien. Ca fait bien. Elles ont été traumatisées par le capitalisme et la vilénie des hommes, elles arrivent même plus à rigoler. Le monde est sale, l'homme est mauvais. Heureusement Saez est là. Elles vous traîneront à des expos d'art moderne. Ouais, et sinon Manet tu connais ? Hein ? Qui ? Ah ! Amélie Nothomb ? Houellebecq ? Bien sûr ! Fais péter le panaché y a une teuf de fou qui se profile à l'horizon ! Bush c'est un dictateur sérieux ! Mais David Lynch il est géant ! Je suis une artiste, je sais dessiner !
D'ailleurs en général lorsque vous mettez ces filles à l'oeuvre, pour évaluer leur talent de prose, c'est bourré de fautes et d'idées rebattues. Bon sang ça devient d'un commun d'être extrême gauche, de savoir dessiner et jouer du djumbe en fumant avec un air de grand sage. Manu Chao les gars !
Non mais sérieux, c'est pas plus rare et changeant une fille jolie, féminine, QUI SE LAVE, qui est cultivée et qui s'ouvre à tout ? Une fille qui se fiche de vos tendances politiques et qui vous met pas en quarantaine si vous soutenez pas Besancenot ? Malgré ses propres convictions ?
Je finirai sur cette merveilleuse citation de Thalia : "Ca fait genre je suis intelligent je sors avec un sac".
Commentaires
Super
"Elles vous traîneront à des expos d'art moderne. Ouais, et sinon Manet tu connais ? Hein ? Qui ? Ah ! Amélie Nothomb ? Houellebecq ? Bien sûr ! Fais péter le panaché y a une teuf de fou qui se profile à l'horizon ! Bush c'est un dictateur sérieux ! Mais David Lynch il est géant ! Je suis une artiste, je sais dessiner !"
Enorme ! C'est très bien écrit
Merci de m'avoir fait rigoler de bon matin.
les baba cool !
Mdrrr j'ai l'ipression de voir le lycée défiler devant moi...
Parce que bon désormais j'en vois plus trop des babas cool dans le genre, a paname c'est surtout les miss tailleurs qui prennent la place...
En psycho en revanche j'imagine que ça doit pas en manquer...
Bref je précise que ces personnes ne savent pas dessiner; elles dessinent des choses laides et prétendent qu'il y a un sens derrière, comme ce triangle vert sur fond blanc (ou un truc comme ça :D)
En tout cas j'ai bien rigolé en lisant ça :D encore !
Oh
Un truc en plus...il est clair est net que les filles baba cool correspondent énormément a ta descrpition...autant les gars pouvaient etre excellents autant les filles baba avec qui j'ai pu m'entendre je les compte sur 2 doigts...
Je crois que je préfère de loin les filles branchées en tailleur. Lol. Ici à Aix, j'en fais une overdose de ces baba cool à 20 dollars ! C'est insupportable, ça pullule, et tous les mecs sont fascinés. Mais fascinés par quoi je vous le demande ! Je parle pas forcément de la caricature avec les dread locks, mais même de la fille toujours en jean avec des hauts larges pas très féminine qui se joue un rôle de femme qui s'assume, qui a vu trop de souffrance "J'crois plus en rien je suis trop mature".
Je pense que je vais péter un cable.
En fait j'ai remarqué un truc. Avec Myriam on se disait que c'était souvent les mecs un peu intellos qui étaient attirés par les baba-cool. Je pense qu'ils sont conscients qu'elles ont juste l'air cultivé et intelligente. Je pense qu'un mec intello a besoin de se sentir supérieur à sa copine, il a besoin de la dominer et de "l'instuire". S'il se met avec une fille aussi intelligente que lui il va complexer. Mais ce n'est que mon humble avis...
Se serait une lolita, plutôt...
Ton article est vraiment bien écris, et m'a bien fait rire! Tu réussis à donner la vérité tout en amusant le lecteur.
Les filles "baba-cool" j'en croise tout les jours et je me demande continuellement s'il existe encore sur terre, une trace de filles naturelles et intelligentes. Si elles existent, je ne vais pas être misogyne tout le long, ces filles là ce cachent bien. Tu es la preuve vivante de l'existence de la femme tant convoité par mon esprit.
Je te cite:
"Je supporte plus cette tendance là. Ces espèces de connasses clonées partout avec leur voix lésée et leur chiffon sur la tête. Ces filles qui se prétendent uniques et marginales alors qu'elles sont une majorité avec leur joint et leur façon chronique de boire de l'alcool dès qu'il y a l'ombre d'une fête en vue."
Sur ce point la je suis complètement d'accord avec toi! La mode aujourd'hui, si j'en croit ce que j'observe, est à boire de l'alcool jusqu'à en être saoul! On entend à la TV que ces jeunes là sont vulnérables et qu'ils veulent échapper au quotidien....Moi je suis intimement convaincu que ces jeunes là n'ont en réalité aucune imagination et aucune lueur d'intelligence. L'alcool est pour eux une façon facile de se trouver une occupation et oublier qu'ils s'emmerdent!
Je vais arrêter sur ces propos là sinon je risque d'y passer la nuit...
On ressent une très grande frustration. Au niveau national, ca prend la forme de l'ethnocentrisme. Je considère que ma culture et ma manière d'être sont mieux que les autres. Ca pousse à l'impérialisme. Au niveau individuel, ca prendra la forme de l'égocentrisme. Je considère que la façon dont je vois la monde est la seule valide, que toutes les autres ne sont que des formes altérées de la mienne. Néanmoins, comme chacun à une expérience différente, a évolué dans un cadre différent, il semble logique qu'il y ait des caractères différents en chaque personnes. Aussi, qu'est-ce qui empêcherait un 'babacool' selon le terme générique, de critiquer la vision obtuse d'un sorte de monde version 'starwars' avec les gentils d'un coté - les pragmatistes qui ne remettent pas en question l'ordre établi: la société telle qu'elle se trouve, d'une certaine façon les libéraux qui croient en l'effort individuel, facteur de réussite - et les méchants - contestataires, colbertistes et autres 'babacools' selon le même terme générique, regroupant tous ceux qui foutent leur petit bordel pour se sentir vivre. Certes, si je suis ce que je suis c'est en vertu de ce que je veux être, conséquence de quoi il est légitime que je sois ce que je suis et que je le défende. Mais les autres aussi. Il est donc important de saisir l'autre dans toute sa dimension et le considérer tel quel, non pas chercher à le convertir. La vie n'est pas une vaste croisade ou il conviendrait de faire un maximum de néophytes. Alors respire. Et paie ta psychanalyse.
...C'est toi qui dis ça ?! Toi qui te considère meilleur que tout le monde ? Qui impose des jugements sur tous tes "amis" et proches dans leur dos ? J'en ai entendu des choses... Et je ne parle même pas de ton blog... Parce que si mon article te choque, alors tu devrais repenser aux articles que tu publiais... Il n'y avait pas de place pour la différence.
Je ne devrais plus avoir à le dire: j'ai fait comme toujours du second degré et de l'auto-dérision.
Le "Vous" employé pour désigner les filles ne m'inclue pas forcément, sinon j'aurais écrit "Nous".
J'ai toujours aimé caricaturer les babas-cool, toi aussi si je me souviens bien, ça n'a jamais pris une portée si dramatique. Ca se contentait d'être ironique.
Je suis consciente d'avoir ma propre vision du monde déterminée par mon éducation et mes frustrations et donc parfois d'être trop critique.
Mais ici je fais état d'un article "distrayant". Je perce à jour les babas-cool creuses, car je peux t'en citer, mon but était là. Je ne les mets pas toutes dans le même sac.
Il est étrange que tu n'aies pas saisi mon second degré, la violence de ton commentaire m'amène à penser que peut-être tu t'es senti visé ?
Soyons clairs, je ne te vise pas du tout, ni toi ni ta petite amie que j'ai effectivement mal jugée trop vite auparavant sous le coup de la colère. D'ailleurs je tenais à m'excuser pour ça.
Mais ne sois pas narcissique s'il te plait, ne pense pas que je m'attarde encore sur toi. Ca serait amer et source de quiprocos.
J'ai quelqu'un dans ma vie (non ce n'est pas une invention paranoïaque, oui je t'ai surpris à le penser, stope le narcissisme je te dis) donc te voilà doublement rassuré et certain que je ne voulais pas régler mes comptes avec toi.
Cependant, j'ai au moins conscience d'être parfois trop subjective et j'ai l'intelligence d'en faire de l'humour. Mais toi... ? Quelle est ton excuse ? Avant de sortir de grandes phrases préfabriquées tout droit sorties d'une expression écrite d'écolier, regarde toi le nombril et remets-toi en question car tu es le premier à affirmer ta supériorité sur les autres. Tu n'en as même pas conscience. Là c'est donc plus grave.
Je te conseillerai donc plus justement la psychanalyse car de toi à moi, le plus frustré, qui crois-tu que ce soit ?
Oh et puis, évite-toi la peine de répondre des bassesses. Parce que je parle au nom de tous ici: Ta gueule.
Et boum :)
Comme variante en raccord avec l'actualité, pour la fin, tu aurais également pu sortir "casse-toi, pauvre con".
Mais bon, je ne vais pas compter les points, et même si je ne suis pas forcément d'accord avec ton analyse des raisons de la "mise en sac", je voulais te féliciter pour la description de la baba-cool pseudo-guévariste.
C'était juste parfait :)
Comme l'a dit loli plus haut : "encore !"
Mhh... c'est plein d'esprit tout ca. Tu as conscience de tes défauts et tu en fais de l'humour. Si tout le monde faisait de même le monde s'en porterait mieux. L'auto-dérision... c'est très bien l'auto-dérision, tu devrais le mentionner. "J'ai conscience que je suis trop subjective - sous entendu obtuse et frustrée - alors rions." Commençons sans attendre. T'as fait une faute à quiproquo - ah ah. Et prends ton Bescherelle, histoire de tartiner ton texte de quelques subjonctifs imparfaits et plus que parfaits par ci par là. Il te faut le signifier, tout cet esprit, toutes ces idées, ces démarches intellectuelles, ces concepts métaphysiques, ce regard éclairé sur le monde, cet appel à l'union, à la réflexion concertée face aux problèmes de notre temps - la traque des babacools qui pullulent ! Eh oui, laisse donc ton esprit s'exprimer avec grâce, avec rythme, avec rhétorique, tel Jaurès - ou peut-être Nicolas Sarkozy ? - tel l'artiste qui se jette sur sa toile pour composer son oeuvre, d'un mouvement de bras, avec le cris du guerrier qui entre dans la bataille; un geste un peu hésitant certes, mais tout de même déterminé; et au final un gros trait noir en travers de la toile. Tout un univers qui s'ouvre...
"Mmh... C'est plein d'esprit tout ça." Un grand merci, je le sais et je n'ai pas besoin de Bescherelle pour utiliser des subjonctifs :)
Et sinon, ça y est tu te casses maintenant ?
C'est tellement fin, la rhétorique présidentielle. Bonne continuation. Mes amitiés au chat.
Yannick, comme je sais que tu vas revenir scruter avec avidité les réponses à ta prose, tu as quel âge ?
J'étais comme toi un peu avant mes vingt ans, à tout vouloir prendre au sérieux, théoriser, abstraire, le contrecoup de la crise d'adolescence, j'imagine...
Après on fait la part des choses.
Bon, comme j'aime bien m'ériger en donneurs de leçons, je ne saurais trop te conseiller d'aller siroter une bière au troquet du coin avec quelques potes un peu con en parlant de rien. Ca ouvre l'esprit et ça dégage l'horizon.
Mmmh… je rêve. Ça débute par un long réquisitoire bourré de préjugés et ça se termine par une fine recommandation. En gros la boucle est bouclée : les grands intellectuels de l’ombre, incompris dans une société envahis par des « baba-cool », destinés à ruminer dans leurs coins conseillent bien sagement à celui qui se prend le moins au sérieux « d’aller boire une bière avec des potes un peu cons »… En effet, une remise en question s’impose. Moins de préjugés pour davantage d’ouverture et donc moins de frustrations.
Tu es jaloux de Faustine ? Tu as eu le temps de te poser sur de grandes réflexions métaphysiques. Et tel le plus noble des abrutis moyens, tu places toute la légitimité qu'il t'es donné de mettre en avant... sur ton - grand- âge. Aussi n'est-il pas nécessaire de t'inviter à étaler ta vaste expérience de la vie, de l'amour et - bientôt ! - de la mort, vu l'âge avancé auquel tu te trouves, sur tes proches, amis, parents, animaux, pour qu'ils bénéficient tous de tes précieuses phrases, lancées parcimonieusement - théorie de l'offre limitée pour infléchir la demande - de sorte à intriguer l'auditoire, à défaut de l'intéresser.
Et le pire dans tout ça, c'est qu'"ON" se permet de souligner tes rarissimes fautes d'orthographe... 'soupir' ...
Je persiste à ne pas comprendre certains représentants de la gent masculine mais je présume qu'ils ne valent pas la peine qu'on s'y attarde et je te félicite pour ta répartie ! Vive le second degré, qui, comme son nom l'indique, ne se donne pas à tous... mais la lecture cela s'apprend...
Yannick,
Vouloir assommer l'auditoire par de grandes phrases compliquées est un art délicat, pour lequel tu n'es visiblement pas équipé. Je suis persuadé que tu es très fier de tes tournures, fronçant même un peu le sourcil lorsque tu emploies des mots rares (colbertisme, etc.), mais elles tombent mollement et tristement à plat (ne serait-ce que lorsque tu emploies des expressions qui n'existent pas, comme "te poser sur des réflexions"). Travaille ta fluidité, gamin.
Quant au fond, maintenant, car c'est bien cela le plus important, n'est-ce pas ? Une supposée jalousie envers Faustine n'a rien à voir là-dedans. Je n'apprécie pas le procédé consistant à débarquer sur un blog sur lequel personne ne t'a rien demandé, d'y étaler trois poncifs enrobés de tournures pompeuses pour faire croire qu'on a une hauteur de vues et qu'on a lu des livres, en n'y étalant, au fond, qu'une rancoeur amère et aigre pour tenter d'essuyer une conscience que j'imagine lourde. Suite à quoi j'applaudis des deux mains lorsque le petit malappris se fait éjecter avec panache, ce qui fut le cas sans contredit.
Concernant maintenant ma remarque quant à ton âge, bien que n'ayant suivi aucun cursus de psychologie, tu me sembles manifester tous les troubles caractérisant des troubles de la personnalité narcissique (du moins tels qu'exposés ici :
http://www.psychoweb.fr/articles/psychopathologie/79-groupe-b-personnalite-narcissique.html).
C'est une affection courante au début de l'âge adulte, qui disparaît en général via la confrontation à l'autre, objet de mon conseil (dans mon cas, cela a fonctionné). Cependant, te concernant, le niveau pathologique me semble largement atteint, et je pense, en toute estime, que la meilleure solution pourrait être, dans ton cas, de consulter un thérapeute adéquat. Je ne me suis permis dans un premier temps que l'autre remarque, pressentant la volée de bois vert, suite logique du refus de se considérer malade, particulièrement patent, évidemment, dans le cas du narcissisme maladif, mais puisqu'à ta réponse je vois que tu es plus atteint que je ne le pensais, je le mets. Tâche d'en faire ton miel.
A défaut de consulter, souviens-toi de la loi de la gravitation universelle : tout ce qui monte redescend, avec une vitesse d'impact au sol d'autant plus élevée que l'apogée fut haute. En conséquence de quoi, ouvre-toi aux autres, descends un peu de ton piédestal, faute de quoi tu risques de devenir un pragmatique, voire pire encore, un libéral.
Bisous.
PS : je passe évidemment le cas brioche qui n'a rien compris.
Mon très cher Laurent, avec tout le respect qu'il t'es dû, je voudrais, très simplement, signifier que je ne me considère pas autrement qu'un autre; je ne prétends aucunement faire sculpter mon buste pour fièrement le disposer sous une cheminée et l'observer de manière fixe, en bombant le torse, l'air crispé, poings serrés et sourcils froncés, de façon systématique lorsqu'il m'arriverait de passer devant. Rien de tout cela.
L'objet de mon intervention, ici, était de garantir à nos semblables- fussent-ils babacools - le droit de vivre décemment, de pouvoir sortir dans Aix-en-Provence, sans se faire dévisager de façon suspicieuse, comme s'ils fomentaient une nouvelle attaque contre nos institutions étatiques; de pouvoir traverser le cours Mirabeau, l'air serein, épanouis, avec leurs guenilles et autres lambeaux de tissu; de sorte à ce qu'ils puissent porter leur conviction -celle de la valeur éminente de la personne humaine - sans se sentir en danger, sans se faire insulter, lyncher, lapider, brûler sur la place publique; de garantir le droit des individus d'entretenir des rapports intimes avec cette engeance. Le babacool nouveau bouc émissaire de l'histoire - lol.
Il s'agissait donc, mon très cher Laurent, d'un but tout à fait noble, altruiste, et dirai-je même humaniste. Je n'accepte donc pas le -certes très bienveillant - rappel qu'il m'est fait plus haut - lol. Ni le premier rappel qu'il m'invite expressément à siroter une bière pour ne pas tout prendre au premier degré, je suis très distant dans ce que j'écris mais peut-être est-ce le ton ironique qui dérange. Auquel cas, je m'en excuse. Mais il faut bien que je me fasse rire...
Mon non moins cher Yannick,
Je te sais un gré infini d'avoir clarifié ta position, qui m'avait, je le confesse volontiers à ma honte pénitente, fourvoyé dans les sombres sentiers méandreux de la méprise paralogique.
Je ne saurais subséquemment que trop louer ton noble et courageux panégyrique du babacool mortifié, nonobstant évidemment la sous-catégorie desdits se faisant thuriféraire de Manu Chao et autres Tryo, dont tu conviendras avec moi qu'ils ne sauraient guère plus mériter qu'un coup de pelle derrière la nuque.
Bien à toi,
Scropougnette sur la fesse droite,
Kras'
!!!
coucou de nz!!! :-)
Coucou Dee-dee ! Ca se passe bien ?
Un peu de fraicheur didouïenne ici ça fait du bien ! Tiens-moi au courant du déroulement de ton séjour !
Gros bisouuuuus !
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