Nina in the zone

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire." (Marcel Proust)

25 mai 2008

Make myself awake

Je sais ce que vous vous dites, qu'est-ce qui lui arrive ? D'où vient ce regain d'intérêt pour son blog ? Pour mon blog non, pour l'exorcisme de mes pensées oui. Les sommeils agités ont repris leur cours, les noeuds à l'estomacSans_titre se font de plus en plus lourds et retentissants à chaque heure de la journée qui s'écoule sans que je puisse y remédier. Boum, boum, boum... Le temps est mon bourreau, mon coeur est écrasant, étouffant... Je suis pataude, je porte une sorte de tristesse au fond de moi qui se ressent lorsqu'elle trahit mon regard subrepticement, par à-coups, entre deux éclatements de joie, entre deux sourires. Les gens le perçoivent, ils me dévisagent avec une sorte de compassion mêlée de pitié et de désir pervers et rassurant (car ils se glorifient de la peine des autres) de savoir pourquoi, de vouloir comprendre.
Je ne saurais moi-même quoi leur répondre, je sais seulement que je me sens oppressée et happée par la spirale infernale que semble avoir pris la tournure de ma vie en ce moment, emprise sous la coupe de la malice. Aspirée dans un vide sans fond, je tombe, je ne sais pas à quel moment cela va s'arrêter, à quel moment je vais toucher terre. Peut-être vais-je recevoir une bouée de sauvetage ? Un intérêt quelconque, un signe, quelque chose. Proust dit que c'est lorsqu'on se voit au bord de l'abîme et qu'il semble que Dieu nous ait abandonné qu'on n'hésite plus à attendre de lui un miracle. Je crois pas en Dieu de toute manière, mais je pense qu'il a raison. Toujours cette foutue propension à espérer, pour survivre. Je déteste ça, si je pouvais éradiquer un sentiment de ma vie ça serait bien l'espoir. Quelle trouvaille pathétique et pitoyable pour se donner des raisons de continuer.
Allez, j'en ai marre, j'raccroche. Mais non rassurez-vous, ça veut juste dire que j'écourte cet article ! Il fallait bien un article maussade, ça faisait longtemps !

{Et parce que lorsqu'on est pris dans l'addiction youtubesque on ne s'arrête jamais facilement, voici une vidéo d'un de mes films préférés sur une de mes musiques préférées d'un groupe... Fétiche : http://youtube.com/watch?v=O8Sm7GbIb88 }

Posté par Ninaverse à 12:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

Désolation

petit_ange2Envie d'écrire sur rien aujourd'hui, puisque c'est le res latin de Lacan qui constitue un tout, puisqu'il faut maintenir un soupçon de vie en semant un flot constant (épisodique ?) d'articles, puisque la sonate de Beethoven parle pour moi dans cet article mieux que je ne saurais le faire. Il est peut-être plus facile de poser des notes sur des sentiments plutôt que des mots, encore faut-il être en mesure de posséder une maîtrise hors norme de la musique, de ses propres règles et de sa rythmique. Je peux au moins me l'approprier par le biais d'un substitut, d'un médiateur, grâce à mon instrument qui me permet de jouer ce que d'autres auteurs géniaux ont écrit, c'est la seule approche que j'ai trouvée à ce jour. Libératrice cette approche, salvatrice, curative, détentrice d'une grande force d'apaisement. Malgré mon piètre niveau, je m'améliore et me voici en connaissance de tous les doigtés, la clef pour pouvoir ensuite jouer n'importe quel morceau de génie. Ca me grise, ça m'enivre.

Tout le problème réside une fois de plus dans la sublimation de cette énergie, de cette "félicité" si j'ose dire, vers des choses d'intérêt capital qui touchent de près mon avenir. On verra ça plus tard, quand je serai au pied du mur et qu'il sera temps de s'inquiéter, il doit me rester encore un an à peu près.
J'ai réalisé que je détestais littéralement certaines personnes et que je leur parlais quand-même, avec beaucoup de difficultés parfois, ça nécessite que je prenne sur moi et que je ne cède pas à mes pulsions... Par contre j'ai quand-même envie de leur dire leurs quatre vérités, je suis pas sûre d'oser, mes pulsions se sont largement assagies et ont bien été dressées. Ca y est je déraille. Dites, vous avez remarqué que j'utilise un vocabulaire relatif à la psychologie ? Déformation pré-professionnelle vous croyez ? Où sont passés mes emportements poétiques d'autre fois ? Sont-ils désués, ont-ils été usés, dégradés et érodés par la puissance si assommante de ma complaisance à répéter inlassablement les mêmes tournures ?
Qu'importe l'évolution de ma plume, qu'importe qu'elle s'épointe, qu'importe que mes sujets s'émoussent, j'ai trouvé ma muse. Il est plus simple d'écrire lorsqu'une mélodie nous transporte à mille lieues, l'écriture est fluide, ça coule tout seul comme autant de pensées qui trouvent avec facilité la justesse de chaque mot, exactement comme il le faut, avec la bonne tonalité et l'intonation nécessaire.
Cependant l'art de faire un tout à partir de rien ne me sied pas forcément bien, je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée.

Me voilà bien embêtée, petite blogueuse des temps nouveaux avec pour seul thème la vacuité de mon existence. Je ne dois pas faillir, je sais que vous autres âmes perdues venez trouver refuge (pendant les périodes de spleen harassantes) dans cet asile de paix (pléonasme ? Je parle bien trop...), ce sanctuaire...On va s'arrêter là je pense.
L'autre jour j'ai découvert qu'on pouvait écrire de deux façons "fatiguant", je l'écrivais comme cela mais on peut aussi l'écrire "fatigant", c'est cool non ? Vous osez vous moquer de mon manque d'érudition évident en plus ? Non mais oh, je voudrais bien vous y voir, me délecter du spectacle de vous voir gesticuler dans tous les sens pour tenir à jour un blog écrit ! Et je me permets d'insister sur le "écrit", parce qu'évidemment si vous y laissez quelques photos de bon ton par ci par là comme on sèmerait un champs (qu'est-ce que je raconte ?!) pour montrer que vous avez une vie sociale accrue et riche en sensations je vous renvoie à la chanson de Bénabar "Les épices du souk du Caire". Et paf dans vos gueules.

Sinon, je veux savoir manger une pomme en adoptant la pouffiasse attitude, je veux pouvoir marcher dans la rue en regardant les autres filles de haut pour les écraser sous ma (non)-supériorité, porter fièrement des lunettes de soleil plus grosses que mon visage, sucer mon stylo avec atermoiement et sensualité et pas de manquer me casser une dent avec, manger une glace comme si je faisais la fellation du siècle, manger un kit-kat avec indolence et apathie, aller en boîte de nuit avec des copines que je "kiffe de trop" et aveugler les gens de mon déhanché de salope, pouvoir dire le lundi matin "je suis crevée j'ai fait la fête tout le week-end" et non "je suis crevée j'ai joué avec mon chat jusqu'à 3h du matin" (j'exagère là). Enfin bref, la vraie vie de toutes les étudiantes parfaitement clonées et copiées les unes aux autres qui sont en psycho parce qu'elles ont toujours pas compris que ces études ne destinent pas à écrire la rubrique "Amours" du dernier numéro de "Jeune et jolie".

(P.S : Ca n'a rien à voir mais ce blog est aussi fait pour faire partager un morceau de sa vie, aussi frivole soit-il donc pour ceux qui ont vu leur adolescence bercée par Hartley coeurs à vifs, j'ai trouvé une vidéo sympa du couple mythique avec un medley des musiques de la série (que je trouve très belles), voilà, enjoy : http://youtube.com/watch?v=Sb-SGjLj4GQ )

Posté par Ninaverse à 18:04 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1