Nina in the zone

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire." (Marcel Proust)

06 janvier 2009

Méli-mélo

Un peu de neige. Quelques dates d'examens semées au vent. Quelques kilos en trop. Déconfite. Réconfortée par une main tendre. Soulagement. Illusion que certaines âmes me trouvent normale, me comprennent. Inondation volontaire d'un lit, c'est pas ma faute je suis jalouse d'un poisson. Miaulements satinien. Décontenancée par la simp296px_Stellar_spire_eagle_nebulalicité d'une phrase lue je ne sais où : "Je n'ai plus de larmes à verser". Stupide enthousiasme.
Les filles au rouge à lèvre brillant et aux chaussures qui font du bruit mangent des cookies. Elles veulent donner faim aux boulimiques qui les regardent. Un peu de sel en ces derniers jours. Le split-half n'est-il vraiment pas un pléonasme ? Quelques calculs enfantins. Satisfaction passagère. Romantisme éculé. Espoir vain. J'aime pas les bananes. Indifférence proférée. Déclarée. Regain d'intérêt. Lunatique. Fantasque. Ras le bol. Econduit. Mon année a été humide. Nostalgie, et qu'est-ce qu'il me fait chier celui-là. Le temps est une salope. Double menton qui s'éveille à la vie dans n'importe quelle situation. Roméo est un salaud et Juliette une idiote. Je savais que j'aurais dû le faire hier soir. J'aime le bruit qui émane d'une craie lorsqu'on écrit avec sur un tableau. Shootée à la connerie. Shootée à l'
hystérie et à l'absurde. Non-sens. Impasse. Boucle temporelle. Répétition. Flash-back trop nombreux. Sex-appeal inexistant. Mensonge éhonté. Confusion, j'ai 16 ans moi ? Désagréable sensation qu'on m'a volé la vie que je méritais. Injustice, Rousseau, Rousseau, Rousseau petit con qui n'a servi qu'à me barber, rapplique ici ! Maux d'estomac, mais je rends jamais. Stupide corps. Impression de superviser un camion dans son déplacement. Je prends de la place. Envahissante pouffe. Petite je mangeais de la pâte à sel et du papier. Foudres et tonerre si je mettais les mains sur le mur. Punition inadéquate, disproportionnée. Mais aujourd'hui ça a changé. On a le droit de mettre les pieds sur le siège de la voiture j'imagine. Why does my heart cry ? Inutilité. Persistance. Mon nez fond. Ca va continuer comme ça longtemps oui ?  Accueil apathique de cette année 2009.  "Voilà l'Orient et Juliette en est le soleil ! Lève-toi beau soleil et tue cette envieuse lune déjà malade et pâle de voir sa servante beaucoup plus belle qu'elle." Rien que ça.

Posté par Ninaverse à 12:37 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Il reste Paris ...

Posté par imaginair', 06 janvier 2009 à 13:08

Bon, 2009 est déjà bien entamée, espérons qu'elle ne s'est apparemment pas passée comme l'année 2008 que tu nous as présenté; mieux, si possible, en tout cas.
Pas grand chose à dire, mais j'avais la profonde envie de te laisser un petit mot d'encouragement (oui, je sais, on a fait plus original dans la vie, mais je suis un humain parmi les humains, et un ordinaire parmi les originaux, que veux tu!?!). On a pas tous des années roses comme la vie que nous présentent certain(e)s, et je suis de plus en plus catharsisé de découvrir que, loin d'être seul, "Notre nom est légion car nous sommes nombreux".
Avec toute la maigre amitié sincère au possible que je puis éprouver pour quelqu'un que je ne connais pas, mais qui après lecture me donne l'impression d'un millier d'années de souvenirs,
Flamel (un autre pseudonyme parmi tant d'autre... Car celui qui n'a pas de nom peut bien prendre n'importe lequel!)

Posté par Flamel, 15 mars 2009 à 11:26

Quand la tendresse du rose se teinte de la passion sanglante du rouge et de la traînée noir qu'elle laisse en séchant... (ou comment ce monde, les hommes, la vie, bref, les autres (of course) font sombrer de pures jeunes filles en fleurs dans la dépression).

J'adore ta peinture de mots, expressive, impressive, je m'y retrouve totalement, t'es douée !

Souvent me retourner sur mon parcours, accepter de me voir grandir me fait flipper : j'ai honte de ce que j'étais et désespère de ce que je suis. Bizarrement, toi qui trace ton chemin quelque part, parallèlement au mien, tu me donnes espoir. Quand je te vois et que je repense à nos années de lycée, je me dis que peut-être je suis quelqu'un de bien, pour avoir une amie comme toi.

Voila j'avais juste envie de te faire une déclaration d'amour, parce que je sais pas ce que je ferais si tu n'existais pas.

Posté par Petite Elfe, 26 mars 2009 à 01:57

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