Nina in the zone

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire." (Marcel Proust)

11 janvier 2008

Les fleurs du mâle (IIème partie)

115420790315C'est fou ce que je peux raconter comme connerie. Faut que j'arrête de me la jouer Vengeuse masquée par l'intermédiaire d'un blog, ça devient ridicule.
Bien sûr que non j'ai rien appris, je n'en ai rien tiré, déjà parce que : "On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé." (Proust) et ensuite parce que j'ai besoin de toi. Même charnellement. Peut-être même aussi parce que je suis masochiste. J'aime bien souffrir, et finalement ton esprit ne me dérange pas tant que ça.
Oui c'est choquant, c'est tabou, c'est pas bien Faustine ! Tu es malsaine !
Moi, son alter-ego féminin, pourquoi vivre une relation basée sur mon non respect ? J'en sais rien, l'idée m'excite. Oh oui.
Ou peut-être que je m'aime tellement peu que je m'inflige l'image que j'ai de moi-même, je me punis d'être seulement moi, si nulle et faible. Je suis de bonne foi, je fais pas dans le déni, j'accepte. Rousseau venez m'aider !
Je crois, de toute façon, être capable de ressentir et de vivre ça seulement avec lui, le cas est unique.
A chaque fois c'est pareil, dès que je me retrouve en proie à moi-même, triste, mélancolique, c'est toujours le même sempiternel refrain qui se joue. Je suis comme aimantée à lui, attirée, engouffrée dans les ténèbres, comme irrémédiablement aspirée par sa vilénie, fascinée par son manque certain d'humanité. Peut-être car il se montre plus sincère et nature que tous les autres et leurs belles promesses boiteuses, faibles et incertaines.  Il n'a pas besoin de me promettre la lune, pas de minauderies, on sait comment ça se passe entre nous. Pas d'hypocrisie. C'est finalement la seule relation qui dure parmi les autres si pleine de "bonnes intentions", de "bons sentiments".
Je laisse cependant présager le pire quant à mon devenir, c'est une relation destructrice dont il ne restera que des cendres.

J'irai quand-même dans un chemin plus optimiste (quoi que facétieux), peut-être que ta beauté dépasse tellement toutes les autres, que je me damnerais pour la garder un peu plus longtemps près de moi. Pour qu'elle me savoure, m'enveloppe, me possède... Quelque soit son prix, quelque soit ton esprit. Car Dieu que tu es beau.
Si j'osais je passerais mon temps à te regarder, juste pour bien mémoriser la courbe de tes yeux. Ce regard... Je traverserais les enfers pour lui. C'est d'ailleurs le cas de le dire.
Je connais quelqu'un, qui n'a toujours pas su saisir l'ampleur de ton charme, de ton attraction. Crois-moi, cette personne te toise, t'épie, tapis dans l'ombre elle se meurt en fait de jalousie et d'envie. Quelle honte.
Tu pourrais faire de moi ton esclave. Je demande rien en échange.
...C'est un peu comme une sorte de Dorian Gray avec cependant la délicatesse et la finesse du langage en moins...

Vous avez déjà connu ça ? Une attirance physique, purement basée sur le paraître et la sensualité que le mec dégage ? Son esprit et sa beauté sont une parfaite antithèse (les traits du visage si fins et l'esprit si bourru...), mais à la limite, c'est même pas important.
Quand je le vois je bous. J'ai envie de le toucher, de me blottir contre lui, de respirer son odeur. Odeur très masculine, sans artifice, sans parfum, tellement lui. J'ai jamais ressenti ça. Une dépendance purement physique avec pour seul support une beauté providentielle.

Non... Je crois que je m'égare dans des échaffaudages trop romanesques, on y voit transparaître ici mon influence accrue par les histoires... Mielleuses. Je romance trop la chose, je fais trop dans la poésie. Le cas est plus grave et trahit un côté malsain.
Ou peut-être que c'est normal mais que j'ai une vision trop idéaliste et exclusive des relations de cette nature, comme si je devais être punnie si tous ces actes n'étaient pas animés par des sentiments purs, authentiques.
Je ne suis même pas sûre de pouvoir me justifier en m'arrogeant des circonstances atténuantes comme un certain mal-être, car, à vrai dire, je vais bien, je suis bien dans ma tête. J'ai bien peur de me créer de fausses excuses pour ne pas accepter l'hypothétique réalité qui consisterait à dire que je suis capable d'être volage à mes heures perdues. J'insiste quand-même sur le fait que le cas est vraiment unique... Enfin qui sait si cela ne serait pas susceptible de se reproduire plus tard avec un autre ? Vous me direz qu'il n'y a aucun mal à entretenir ce genre de relations, on est "des femmes libérées" (blablabla, pitié épargnez-moi le discours féministe totalitaire ! Le féminisme est un totalitarisme mesdames.) oui, mais il y a prescription lorsque cette "relation" vous détruit, vous fait baisser votre estime personnelle. Pourquoi ce goût pour le sombre ? D'où ça me vient ? D'où me vient ce poids, pourquoi je me le traîne ? Qu'est-ce que ça m'apporte ? Strictement rien.

Je crois que tu ignores ton potentiel, le monopole que t'as sur moi est immense. T'as carte blanche, le passé ne m'a pas servi de leçon, tout simplement parce que je serais jamais usée par toi, jamais lassée, j'en aurais jamais assez, il n'y aura jamais assez de toi en moi.
Peu importe ta misogynie, étouffe-moi sous les insultes autant que tu veux, lacère-moi, roue-moi de coups, sois égoïste, ne pense qu'à toi et à ton plaisir, je tolérerais tout pour 7 minutes au paradis...

"Mon amour est comme un fiévreux que seul apaise le poison qui nourrit son mal et dont il meurt" (Apollinaire)

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05 janvier 2008

All you need is ...

J'arrive plus à écrire, j'arrive plus à lire, j'arrive plus à réviser, j'arrive plus à avoir faim. Bon sang, si je plaçais le même investissement dans mes études, imaginez ce que ça donnerait ! C'est le problème de beaucoup de gens, comment déplacer cette énergie et la faire alimenter des choses plus importantes ? Là elle ne peut être qu'avortée, elle ne peut que rester à son stade embryonnaire, ça n'aboutit à rien.
Je crois que si j'y arrivais, je serais quelqu'un de vraiment intelligent. Tiens, tiens, ne parlerait-on pas de sublimation là ? Freud aurait-il raison ? (Petite pointe d'ironie, pour ceux qui n'auraient pas saisi)

Je fais des rêves bizarres. J'ai un sommeil agité. Je suis cassée en deux, dépossédée, dépouillée, vidée. Mais je vous en prie les gars, continuez, continuez ! Allez-y, échangez-moi, balancez-moi comme un ballon de volley-ball de vos mains à celles d'un autre.
Je vous ai déjà mis au courant que je vous avais rien demandé ? Venez pas me chercher, venez pas jouer au sauveur pour ensuite m'enfoncer un couteau profondément dans le coeur.
D'accord... Je l'admets, je suis de mauvaise foi. Je vous ai peut-être implicitement fait comprendre que j'avais besoin de vous. Vous qui me faites gerber, pauvres êtres misérables. Mais pas plus misérables que moi, moi qui ai tellement peur de rester toute seule que je supplie tout le monde pour avoir un petit morceau de pain. Donnez-moi quelques miettes, s'il vous plait, m'oubliez pas, je me ferais toute petite pour quelques morceaux racis, mais surtout ne me laissez pas toute seule !
J'ai failli retomber dans le même cercle malsain qui m'a enseveli jadis. Dieu merci, bizarrement à travers toute cette peine, ces mensonges, tout ce chaos, cette entropie et tous ces coups derrière mon dos, pour je ne sais quelle raison, j'arrive à y voir plus clair et à avoir confiance en moi. Je crois que j'ai réussi à conserver un résidu d'estime personnelle qui m'empêche de tomber trop bas.
J'ai au moins gagné ça, je sais pas trop comment.

C'est inouï ce que tout peut être ironique et cruel dans ma vie. Non pardon, dans la vie. Finalement je ne peux définitivement compter que sur moi-même.
Je crois que les mensonges gratuits sont les pires choses du monde, surtout quand vous vous mentez à vous-même.
Si vous commencez à "espérer" vous risquez de vous retrouver encore plus pathétiques et miséreux qu'avant. Si vous vous mettez à croire en la vie, elle se chargera de vous étaler par terre tôt ou tard. C'est comme ça, c'est l'apprentissage. On ne naît pas femme, on le devient (par accumulation de coups de poings dans la tronche, jusqu'à ce que tu te défasses de chacune de tes illusions). Tu deviendras une femme ma fille, ouais, ouais... C'est cool.
Je crois en avoir déjà parlé de ce foutu espoir. Il ne sert à rien. Techniquement il ne sert qu'à vous faire dormir la nuit ou à pouvoir vous lever le matin, il vous fait rester en vie végétative. Mais si l'on creuse, il nous fait très mal, il nous tue un peu plus douloureusement, de façon insidieuse, tacitement. L'espoir est perfide. Surtout quand vous savez pertinemment que vous vous raccrochez à un espoir sans espoir, à du vide. Oui le pléonasme est voulu, car tout est là. Ici. Au fond de vous, vous le savez, vous savez que vous vous racontez n'importe quoi. Mais faut bien vivre, pardon, survivre. Notre volonté a rarement d'effet pour le contrôler. C'est à notre insu, c'est très puissant. Nous sommes des larves rampantes à la recherche d'une dernière illusion à détruire.

Cet espoir comme le reste de nos activités ne servent qu'à nous leurrer, qu'à détourner notre esprit de notre existence si pleine de fatalité.
Coucher avec un mec qui vous méprise et vous manque de respect ne sert qu'à vous oublier quelques secondes. Vous rendez-vous compte de ce que cela implique ? Vous faire maltraiter, vous laisser vous enfoncer plus bas encore, juste pour vous sentir vivre un minimum. On est prêt à tout. Aux pires choses pour ne pas accepter l'acceptation, la résignation, l'évidence même.
Mon Yuu, il existe pas, pas plus que mes ex ont existé. Comme si la finalité, la paroxysme du bonheur se trouvait dans cette putain de quête amoureuse. C'est pas comme s'il n'y avait que ça dans la vie. Sommes-nous autistes ? Ou plutôt, suis-je autiste ? Pourquoi cette focalisation ?
J'en ai marre d'être une sorte de version profonde de moi-même. Je voudrais arrêter de faire la toupie.
Je voudrais avoir un vrai but dans ma vie, quelque chose qui me motive.

Je sais pas si j'ai envie de te laisser jouer avec ma vie, avec mon intégrité et ma santé. Tu es tout juste bon pour la psychanalyse. Peu importe ton acharnement effréné, tes efforts, la résolution et la conviction que tu tentes de mettre ou tentes de me faire croire dans tes paroles. Tu parles dans le vide. Je suis plus réceptive à toi. Il fallait y penser avant. Il fallait y penser avant de me laisser m'engouffrer dans la haine de moi-même. Il fallait me sauver avant. Grâce ou à cause de toi, j'ai appris à me sauver toute seule. Je n'ai plus besoin de ta misogynie maladive. Ton cerveau est détérioré. Va voir une gogo-danceuse.



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01 janvier 2008

L'amour proustien (Je republie cet article que j'avais écrit car il est d'actualité. Proust, mon maître absolu.)

L'amour proustien s'apparente presque exclusivement à l'amour passionnel, et celui-ci s'exprime d'abord dans la jalousie. Entre les tortures et les chagrins qu'elle éveille, elle est le véritable but de l'amour, la preuve qu'il se donne à lui-même de son existence.
Comme Othello de Shakespeare, le narrateur, jaloux, se saisit du moindre indice: une bague, un mot entendu, un regard, pour échafauder un conte qui avive son malheur.
Mais, dit Proust "c'est étonnant comme la jalousie, qui passe son temps à faire des petites suppositions dans le faux, a peu d'imagination quand il s'agit de découvrir le vrai.".

Car c'est l'explication de cette maladie qu'est la jalousie, et ce qui explique qu'elle ait autant intéressé Proust: elle est une recherche passionnée de la vérité.
Le cycle d'Albertine est le récit d'une longue et minutieuse enquête: le narrateur n'interroge pas seulement ses souvenirs, mais, comme un détective, les documents, les empreintes, les témoins (ceux qui ont connu Albertine, ses amies de la "petite bande"). Il va jusqu'à charger quelqu'un de recueillir des renseignements sur elle.
Rien n'y fait. La jalousie paraît la damnation qu'a lancée Dieu à l'homme avide de goûter au fruit de la connaissance.
Que pouvons-nous connaître d'autrui, de ses sentiments, de ses actions, de son passé ? Dans cette folle poursuite, que Proust présente comme la fatalité de tout amour, seuls triomphent le doute et l'oubli.
Le pessimisme de Proust veut en effet qu'on ne puisse jamais savoir la vérité sur ceux qu'on aime, et que la passion ne soit jamais vaincue par la raison, mais par le temps.

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30 décembre 2007

Dédoublement d'oursons

http://youtube.com/profile?user=Ninaverse84cd_ost02
Pour voir mes vidéos favorites :) si ça intéresse quelqu'un...

Autre chose, ce blog redevient mien et exclusivement mien, ayant subi une division définitive entre oursons jadis effrénés. Miki a perdu son Yuu !
Tite Nina ourson gérera donc, à nouveau, son blog toute seule, mais vous l'aviez déjà remarqué, attentifs lecteurs
...

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29 décembre 2007

Stronger than yesterday

"L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous."

"Si tranquille qu'on se croie quand on aime, on a toujours l'amour dans son coeur en état d'équilibre instable"

"Il vaut mieux ne pas savoir, penser le moins possible, ne pas fournir à la jalousie le moindre détail concret"

"Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire."

(Marcel Proust)

18697977_mUn truc marrant m'arrive. Après deux jours d'abyme profond, j'en ai plus rien à foutre aujourd'hui.
Bon d'accord, j'en ai peut-être pas plus rien à foutre. Mais quand-même. J'ai réalisé à quel point dans cette histoire j'avais été correcte et juste, à quel point j'étais volontaire pour arranger les choses. D'ailleurs grâce à mes efforts, elles s'étaient arrangées. Ce n'est pas moi qui ai tout brisé. Je ne dis pas avoir été blanche comme neige, je reconnais mes torts, vraiment mais je pense que ce n'est pas ma faute. Enfin, bien sûr il est évident que j'ai ma part de responsabilité. On ne peut pas dire de façon sensée que notre relation allait très bien. Ca serait s'aveugler, s'illusionner pour se créer une réalité plus tolérable. Il est vrai que j'irai même jusqu'à dire que j'ai sûrement joué un rôle capital et l'ai poussé dans les bras d'une autre, à mon insu, mais j'y ai probablement contribué. Je n'excuse pas sa façon de faire qui était indigne de lui, indigne de nous deux et de notre sincérité consensuelle. Je n'excuse pas non plus ses mensonges gratuits, me dire que tout va bien un jour avant, pour m'annoncer le lendemain qu'il est avec une autre est sans doute le mensonge le plus cruel et le plus lâche que l'on puisse faire à quelqu'un. En somme, j'essaie de dire, de manière très nébulleuse que je peux pardonner, comprendre, même si je n'oublie pas. C'est lui et seulement lui qui a voulu passer à autre chose après m'avoir dit que "Jamais Ô grand jamais je n'irai avec une autre, elles sont toutes moins bien que toi". Il avait le choix, le choix d'essayer d'arranger les choses. Il ne l'a quand-même pas fait. D'ailleurs je m'en tape. Je lui souhaite ni bien ni mal dans sa relation présente. Je m'en t-a-p-e.
Je n'ai finalement pas perdu grand chose. Il a été lamentable. Là s'arrête le débat, il n'y a plus rien à dire.

Quant à moi, hier j'étais à Toulouse pour voir un ami de longue dâte. J'ai été agréablement surprise. Il m'a redonné le sourire. Je dirai même qu'il m'a beaucoup fait rire. Croyez-moi j'avais besoin de rire. Par contre moi je peux vous dire que "Bien sûr Ô bien sûr il y a des garçons mieux". Je dis cela sans aucune amertume ou rancoeur. Je le pense et ne cherche à faire mal à personne.
Je me sens bien, épanouïe, complète. Je me sens mieux.
Quelqu'un qui lit mon blog attentivement m'a écrit et m'a dit que ce genre d'expérience l'avait "amélioré". Je crois que c'est pareil pour moi. Je me sens confiante. J'ai compris aujourd'hui que je ne pouvais rien y faire, même en changeant (d'ailleurs je me rends compte que je n'avais pas le moins du monde à changer) ça n'aurait rien fait.
Il est comme... Tous les autres. Quand ça devient trop compliqué, la solution de facilité est de fuir dans les bras d'une fille plus... "simple".
Je n'ai pas à me punir, j'ai confiance en moi.
Et, j'aime la vie, plus que tout.

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27 décembre 2007

Alone again naturally...

"Il s'ennuyait maintenant lorsque Emma, tout à coup, sanglotait sur sa poitrine ; et son coeur, comme les gens qui ne peuvent endurer qu'une certaine dose de musique, s'assoupissait d'indifférence au vacarme d'un amour dont il ne distinguait plus les délicatesses.
Ils se connaissaient trop pour avoir ces ébahissements de la possesion qui en centuplent la joie. Elle était aussi dégoûtée de lui qu'il était fatigué d'elle. Emma retrouvait dans l'adultère toutes les platitudes du mariage."

(Madame Bovary)

Ce que je ne comprends pas, c'est comment en alignant des moments sincères et amoureux on se retroueternal_sunshine_of_xl_04ve si miséreux ?
Comment peut-on passer d'une attention réelle à l'autre à la cruauté la plus terrible ? Comment après s'être aimés si fort on en vient à se faire mal gratuitement ? Et pourquoi ?
Je ne suis pas comme ça. Je suis la victime de ce genre d'attitude. J'ai été lâchement quittée, par textos interposés. Oui, par textos. Vous ne rêvez pas. Pour quelle raison ? Pourquoi ? Lassitude ? Il ne m'aime plus ? Il en a marre de moi ? Il a rencontré quelqu'un d'autre ? Je reconnais volontier mes torts, mais je suis d'une bonne volonté, je me serais corrigée. J'étais prête à tout pour lui, pour un seul de ses sourires.  Comment as-tu pu me faire ça ? Toi qui prenais tant soin de moi, toi qui connais ma personnalité et qui savais pertinemment que la pire des choses qui pouvait m'arriver était ton départ. Tu as su dans quel état j'allais me retrouver. Comment as-tu pu ?! M'as-tu seulement aimé ?
Comment est-ce possible, alors qu'il y a une semaine, nous nous envoyions des messages enflammés. Pourquoi ce retournement de situation ?
Quel intérêt trouve-t-il à me faire souffrir ? Il s'enlise dans l'indifférence et je suis face à un mur qui répond sporadiquement à mes questions.
Je me lamente toute la nuit, j'en deviens malade physiquement, je le lui dis, je ne l'agresse pas, au contraire, mon attitude est suppliante. Et que fait-il ? Rien. Il me laisse me détruire et m'interpeller sans cesse.
Lui qui m'avait sauvé il y a 9 mois. Lui qui m'a fait espérer à nouveau alors que je me montrais réticente. Lui m'a tout donné pour tout me reprendre du jour au lendemain sans aucune explication ni logique. A quoi ça sert tout ça, dites ? Quelqu'un a la réponse ? Pourquoi faire de nous des esclaves amoureux plein d'espoir pour nous achever encore plus à la fin ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Il a été lâche, il me poussait à le quitter car il était trop peureux pour le faire lui-même. Il a manigancé des choses derrière mon dos.
Comment peut-on faire ça ? Comment peut-on même se tolérer aussi méchant gratuitement ? Faire ça à quelqu'un qu'on a aimé, chéri, adoré ? Comment enfoncer dans un abysse grandissant une âme en peine qui vous aime encore ? Faut-il être humain ?
Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi me laisse-t-on toujours tomber après m'avoir fait les plus grandes promesses ? Je ne comprends pas, je dois valoir si peu de chose... J'ai dû faire quelque chose de terrible pour qu'à chaque fois on me détruise à ce point. Suis-je à ce point sans intérêt ? Ne servirais-je qu'à passer le temps ?  N'ai-je qu'aussi peu d'utilité ? Suis-je cruelle ? Insupportable ? Est-ce que j'en viens à pousser les gens à me détester ?
N'espérez de moi à présent que de voir l'enveloppe de ce que je suis, sans âme. J'raccroche. Définitivement.

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23 décembre 2007

Les fleurs du mâle

graux_david_rosee_celeste_6900219"Je t'abandonnerai jamais, jamais, jamais..." Il a dû y avoir dix "je t'abandonnerai" et dix "jamais..." susurrés à mon oreille ce jour-là, alors que notre relation était en train d'éclore.
J'ai perdu l'appétit et le sommeil. Je mange plus rien. Je suis vide à l'intérieur. Cependant je sais une chose c'est que nous étions beaux.

Je vous mets au défi d'avoir des moments aussi forts, je vous mets au défi, pauvres filles paumées, simulacres d'intellectuelles voguant entre deux joints, d'avoir toute l'attention que j'ai reçue lorsque mon pied était foulé. Je vous mets au défi que votre corps soit sacralisé des jours durant tel un temple dans lequel il n'osait pas pénétrer. Je vous défies d'être comparée à Eurydice, la nuit, lorsque vous allez vous coucher. Vous, qui en ignorez tout, jusqu'à son prénom. Vous n'y comprendrez rien. Je vous mets au défi de le faire rire et de l'amuser comme j'ai su le faire. Je vous lance le défi d'être la plus adorable lorsque vous buvez un chocolat. Pauvres filles. Vous n'arriverez jamais à la cheville de ce que nous avons été. Je vous mets au défi de l'aimer comme je l'ai aimé, de lui écrire ce que je lui ai écrit, avec mon âme et tout mon coeur.
Jamais non plus vous ne serez capable de le rendre fou de désir car la simple vue de vous portant une petite robe d'été en mangeant un cornet de glace le met dans tous ses états.
Oui j'ai été maltraitée à la fin, mais je n'emporterai avec moi que les bons souvenirs. Les journées pluvieuses à Avignon en quête d'un film à Utopia. Notre fou rire au café l'Opéra. Sa délicatesse, la douceur avec laquelle il me touchait. Ses envies frénétiques de me voir car il ne pouvait pas attendre le week-end et prenait sa voiture à 23h pour venir à Aix et se retrouver dans mes bras. Combien de fois l'a-t-il fait ça ? Combien de fois était-il fou de désir et d'impatience de me voir au point de se taper l'aller retour en voiture à Aix dans la nuit ?
Nous avions construit quelque chose de solide, de stable, de fiable, basé sur le respect et la confiance. Il a tout bousillé, il a choisi de tout détruire, de me mentir, de me manipuler et notre histoire n'était finalement aussi solide qu'un château de cartes.

Quant à toi, tu as gagné un défi, tu l'as emporté sur tous les précédents, je n'ose pas te mettre au défi d'être davantage cruel quant à ta façon de me quitter. Tu m'as dépossédée de mon âme, de ce pour quoi je vivais. Sans un pardon.

Il faudra du temps au petit ange blessé pour panser ses plaies. C'est un travail difficile voire impossible. On ressort toujours détruit de ce genre d'expériences. En général on est tellement sensibles qu'on en vient vraiment à se dire que nous sommes les fautives de tout ce qui s'est passé. Me demandez pas si on a raison ou tort, j'ai toujours pas les réponses. Je sais juste qu'on se fait du mal, qu'on est entière et qu'on remet sa vie entre les mains de l'autre.
Je sais pas vraiment ce qu'il va advenir de moi et de mon manque définitif d'espoir dans les relations humaines.
Je raccroche. J'abandonne, j'arrête tout. Brisée à jamais cette fois. Il me sera impossible de revenir.

(Car il me semble que c'est en rapport, Eternal sunshine ): http://youtube.com/watch?v=Nn_GjFfikA8&feature=related

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25 novembre 2007

Ma future flûte traversière, en argent ! {Cliquez}

FLUTE_STAGG

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24 novembre 2007

Pourquoi Dieu a-t-il donné une cervelle aux femmes et pas aux hommes ?

homme_femmeEt surtout, pourquoi les femmes s'entêtent encore à aimer les hommes malgré leur manque certain de... Couilles. (C'est à se demander pourquoi ils en ont une paire, que de la gueule. La lâcheté est leur trait principal je ne vous apprends rien.)
Je n'ai pas encore trouvé la réponse, ce que je sais c'est qu'il est très probable que les femmes deviennent lesbiennes par la force des choses. Vous ne nous laissez pas trop le choix.
Certains diront que l'Oedipe des femmes n'est jamais bien résolu et que là réside tout le problème : Elles croient encore en un amour parfait (elles n'ont pas encore fait le deuil du père et donc de l'homme parfait), elles sont idéalistes et emasculent ces messieurs de façon sanguinaire au moindre faux pas.
Un homme sombre, un certain Freud a même dit que les femmes étaient toutes psychotiques avec leurs conjoints car elles ne savaient pas sublimer.

Là je dirai qu'il y a au moins un point réaliste. Pour ce qui est de la sublimation les hommes sont les rois.
Ils iront fumer, sortir, voir leurs potes, ou même dormir sans aucun problème, dans le seul but de ne SURTOUT PAS penser. Vous finirez même par vous faire larguer si vous avez le malheur d'être intelligente et par là de trop réfléchir (testé et approuvé plusieurs fois). Les hommes ne sont jamais vraiment matures pour vivre une relation avec une femme intelligente. Une femme intelligente suppose forcément qu'elle soit prise de tête. Alors, je vous en prie, cessez l'hypocrisie qui consiste à dire "Je cherche une fille ouverte, intelligente et cultivée", elle existe, vous en trouverez toujours, mais elle sera toujours prise de tête, car qui dit cultivée dit compliquée, qui dit intelligente impose la profondeur et vous le savez.
Si vous voulez vous la couler douce, allez empaffer la coiffeuse du coin.

Quant à vous, mesdemoiselles, si vous êtes dotée de culture et de profondeur, vous êtes, ma foi, foutues. Ne faites pas d'études, ne lisez que très peu, regardez des séries télé et ne discutez jamais trop.
Nous sommes damnées depuis la nuit des temps, et nous le sommes doublement si nous sommes intelligentes.
Vous par contre, vous ne trouverez jamais d'homme intelligent. A l'inverse de nous, l'homme intelligent n'existe pas vraiment. Il y aura parfois chez certains, une sorte de lueur d'espoir, une culture évidente, des capacités de réflexion étonnantes, mais pour ce qui est de l'intelligence à gérer les relations amoureuses, ils sont tous en dessous de zéro. Bien sûr, au début, comme vous n'avez pas consommé votre putain d'Oedipe, vous vous direz que vous avez trouvé la perle rare. Jusqu'au jour où vous allez vous en prendre plein la gueule. Le mec qui semblait parfait et fou d'amour, va, un jour, péter un cable devant votre capacité certaine à être une version profonde de vous-même.
De là va découler une seconde crise d'ado (ça peut être la première chez certains, je vous conseille donc d'éviter catégoriquement un homme qui n'a aucune expérience amoureuse) qui s'exprimera par un besoin d'indépendance et blabla...
S'il est intelligent il vous présentera la chose avec beaucoup d'aplomb. Le problème c'est que ça cache en fait leur débilité et leur envie, non, que dis-je, leur besoin, d'être con, de fuir l'intelligence, étant eux-même trop limités, et de trainer avec des gens cons, dont évidemment vous ne faites pas partie.
Du paysan qui a 2 de QI au mec brillant qui raffle tous les diplômes, le symptôme est ambiant et toujours présent.
Mais bon, hein, vous n'avez pas résolu votre Oedipe donc vous allez continuer à en baver jusqu'à ce que vous soyez l'homologue d'une larve dépourvue d'humanité.
Amen.

Oh j'oubliais, petite note de positivité: vous vous ferez sûrement planter pour une plus débile, mais au moins, vous serez ravie d'apprendre qu'il ne trouvera jamais mieux que vous (cherchant ardemment la simplicité et la connerie) et que devant les infidélités de la demoiselle à se frotter en boîte contre tous les mecs, vous lui manquerez terriblement.

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19 novembre 2007

To you

Je ne sais aujourd'hui plus si tu vis à la même adresse et peut-être que je m'avance en pensant t'avoir suffisamment marqué pour oser une lettre pareille.visuel
Te souviens-tu de moi ? Une petite fille blonde de 12 ans avec son maillot de bain rouge une pièce déjà trop enfantin pour son corps d'adulte. J'avais pourtant une corpulence si frêle... J'étais un peu l'égal d'une plume que le vent n'aurait eu aucun mal à envoyer voguer dans les profondeurs de l'espace.

Je suis nostalgique de ce temps là, de notre histoire féérique sous les palmiers.
J'étais tellement ingénue à l'époque, ma tête était bourrée d'inepties, de sucre glace, de romans rose bonbon, de déclamations shakespeariennes, de guimauve.

Te rappelles-tu Pierre et vacances ? Le Mahi-Mahi ? Moi je me souviens si bien de ton odeur infinie qui même encore aujourd'hui exhale de tous les corps masculins qui peuvent m'approcher.
Tu représentes l'éveil de l'adolescence et toutes les conneries que j'ai pu vivre ou subir par la suite. Car vois-tu, c'est toi que je recherchais à travers tous les crétins que j'ai pu croiser.
J'étais belle à cette époque, je plaisais énormément et je paraissais avoir 14 ans. Tu serais sûrement déçu aujourd'hui.
Souvent je repense à toi, à nous, à ton rire et à tes plongeons dans la piscine du haut du fameux pont interdit. Et cette colline ? Cette colline où nous avons rejoué Titanic, où nous avons refait le monde et inventé le futur avec nos petits yeux d'enfants ? Et que dis-tu de la plage des amoureux ? Cette plage où j'avais découvert pour la première fois un couple homosexuel en train de faire des choses peu orthodoxes dans l'eau ? Te souviens-tu de mon effroi en les voyant ? Te rappelles-tu la couleur de mon visage à cet instant ? Te souviens-tu de nos rixes infantiles avec une dénommée "Mère Thérésa"... ? Et Stéphanie, je ne l'ai pas oubliée, ni Hélène, ni Maxime, ni tes deux acolytes.

Qu'es-tu devenu, dis ? J'ai 20 ans, tu te rends compte ? 20 ans, et tout ça est si loin de nous, de nos vies et pourtant cela reste tellement présent. Tu m'as sans doute autant marqué que mon premier petit ami à 16 ans. Je ne t'oublie pas. Je garde toujours un petite larme pour ce que nous avons été. L'enfance est un monde à part, une autre dimension. Je n'y aurais plus jamais accès. Je suis tellement heureuse d'avoir vécu ça. Je te remercie de ta fraîcheur et de ta patience, moi qui, à l'époque, trouvait les bisous "trop degs et gluants". Comme j'ai changé. Comme tu as dû évoluer. Tu m'auras au moins appris à reconnaître un parfum au milieu de tous, ce parfum qui me ramène 8 ans plus tôt automatiquement.
Réponds-moi si tu le souhaites. J'espère avoir apporté à ta vie une petite touche de gaîté et d'émotion. Espérons toutefois que cette lettre arrive à bon port.
Si tu désires reprendre contact, je te laisse mon adresse e-mail. Mais peut-être est-ce une mauvaise idée ? Mieux vaut rester sur nos souvenirs respectifs et ne pas prendre le risque de tout briser. Je te laisse le soin de décider ce qui est préférable.

Cordialement,
Faustine Banon. {Portant autrefois le sobriquet de "Petite sauterelle"}

Posté par Ninaverse à 13:02 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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