30 septembre 2007
Une vie en retrait
Comme à chaque fois que je suis au bord d'un précipice grandissant ou que je sens la noyade et mon esprit si nébulleux s'emparer de moi, pour ne pas couler, je relis Proust.
Sincèrement, je ne sais vraiment pas comment je ferais, possédant une personnalité comme la mienne pour supporter ma vie et mes états d'esprits si Proust n'avait pas existé ou n'avait pas possédé une psychologie proche de la mienne.
J'éprouve le besoin d'en parler ici, parce qu'il faut savoir qu'il a mené une existence difficile, c'était un enfant de la maladie seulement car il était torturé: sa maladie était purement psychologique, la cause en était des maux d'esprit trop grands. Ses chimères, ses sentiments, sa vie ressemblent à la mienne et m'aident à avancer.
Il est capital de savoir qu'il souffrait d'asthme, sa première crise dâte d'une belle journée de printemps, alors qu'il rentrait d'une promenade au bois de Boulogne. Ce drame d'enfance sera la chance de l'homme mûr: en s'enfermant avec sa maladie, il créera le milieu idéal à l'épanouissement d'une personnalité hors du commun.
"En me faisant comme un rude directeur de conscience, mourir au monde [la maladie] m'avait rendu service."
Cet asthme, allergique et psychologique, l'empêche de sortir à certains moments (en été, pendant les foins; en hiver, les jours de brouillard), mais lui fournit aussi un prétexte pour se retirer de la société, ne voir que ceux qu'il a envie de recevoir, rester des jours entiers dans son lit, à écrire.
Tout le menace: il vit retiré de la vie, dans une chambre glaciale, à la mauvaise saison, pour ne pas risquer de sentir l'odeur d'un feu de bois. Parfois, la vue d'une photographie de fleur suffit à déclencher une attaque ! Le souvenir du parfum, autant que le parfum, est vénéneux. C'est dans cette mémoire si puissante, si présente à son corps et à son esprit, que Proust pourra ancrer son oeuvre.
Fils de médecin, frère de médecin, Proust finira par faire de la maladie son "violon d'Ingres". Il donnera des consultations à ses amis, se soignera lui-même, se prescrira toutes sortes de médicaments plus ou moins dangereux, toujours curieux, dans ce domaine comme dans tant d'autres, de tenter des expériences qui pourraient être utiles à son oeuvre.
Les personnages de médecins et de malades sont nombreux dans la Recherche. Les métaphores médicales, innombrables, comparent l'amour et la jalousie à des maladies, l'oubli à une guérison. Enfin, l'un des titres auxquels songeait Proust pour son roman est le nom d'une déficience cardiaque: les "intermittences du coeur".
L'on peut remarquer d'ailleurs que le style de Proust est bien celui d'un asthmatique: de longues phrases que l'on étouffe à vouloir lire d'une traite, sans reprendre sa respiration. Le simple bon sens prouve qu'il n'en est rien: pendant la crise, l'asthmatique se tait, n'ayant pas la force de parler. Et c'est peut-être, aussi, pourquoi Proust a tant écrit.
(Mon papa est à Cabourg, ville que Proust a occupé, il va me ramener des photos, je donnerai tout pour pouvoir y aller et méditer des heures.)
02 septembre 2007
Le bovarysme de Faustine
Le bovarysme : Il faut savoir que Madame Bovary est au service de l'être imaginaire qu'elle a substitué à elle-même, elle emploie toute l'ardeur qui la possède. Pour se persuader qu'elle est ce qu'elle veut être, elle ne s'en tient pas à "des gestes décoratifs" mais elle ose accomplir des actes véritables. Or elle entreprend sur le réel avec des moyens qui ne sont valables qu'à l'égard de la fiction. La conception sentimentale qu'elle s'est formée d'elle-même exige une sensibilité différente de celle qui est la sienne, en même temps que des circonstances différentes de celles dont elle dépend.
Cette faculté est "le pouvoir départi à l'homme de se concevoir autre qu'il n'est ". Donc avec elle, l'erreur sur la personne devient un élément de drame.
Continue d'avancer ma Faustine. Délecte-toi des inepties des gens, écoute-les déblatérer leurs petites théories sur le sens de la vie, avance, contente-toi et satisfais-toi des parfums ambiants propres à l'été : grillade, herbe mouillée, odeur ennivrante des fleurs.
Tu dois t'estimer heureuse et continuer ta route avec ça, juste ça. Dans un monde où tu vis en otarcie et où les gens qui y défilent sont tous sans profondeur, toi, tu dois avancer.
Ne plus penser à lui, lui qui s'en fout et toi qui finalement t'en fous également plus que tu ne le penses. Une petite vie calme et sans remous, une petite vie calme à l'abris de lui. Un soupir de soulagement avec un sourire dostoïevsken en coin, ouf, tu respires enfin.
Elle est paisible ta vie, de quoi te plains-tu ? Mise à part cette petite victoire personnelle, c'est sympathique de vivre en province, de rencontrer des gens sans dimension qui te soûlent de paroles et qui n'écoutent pas ce que tu dis parce qu' ils attendent juste leur tour pour parler. Le petit train-train de ta vie fait penser à un poison insidieux que tu avalerais gorgée par gorgée... Tchou tchou ! Tchou tchou !
Mais bon, sois heureuse, va vers ta mort en suivant le cours tranquille des choses.
Et quelle concupiscence chez ma Faustine, petite fille souillée ; bien sûr, personne ne sera plus aujourd'hui capable de te placer sur un tel piédestal, personne ne sera plus jamais fasciné par tout ce que tu peux dire (aussi inepte que cela puisse être), personne ne t'exhibera comme un trophée. Une minute. Un trophée ? Tu veux être réduite à un trophée petite pouffiasse ?! Ah bon soit. C'est certain, cela prouve à quel point la personne est fière de se promener avec toi. Tu ne retrouveras cela chez aucun garçon petite merdeuse. Un egocentrique sur le plan sentimental doublé d'un moutonnier à l'instinct grégaire qui aime à t'exposer et qui te répète à tout va "Ohlala c'est incroyable ce que tu es brillante, j'adore, j'adore quand tu t'exprimes en public, j'ai envie de te sauter dessus". Mouais. Qu'est-ce que c'est guimauve. Facétieux certes, mais guimauve. Où est la gloire que tu retirais de tout cela ? Quel intérêt, quel mérite de fasciner quelqu'un de candide, au commencement de sa vie sentimentale ? Des mecs machos il n'y en a pas beaucoup ça c'est sûr. Je comprends ton chagrin d'avoir perdu une personne si rare ! Pourquoi mettre ta vie sur pause alors ? Pourquoi ressasser toujours les mêmes choses lorsque la personne t'a fait autant de mal ? Car cette personne qui était subjuguée par toi, elle t'a humiliée, elle t'a fait mal, peut-être même ne te respectait-elle pas, petite conne.
Et toi petite nigaude, hein, et toi ? Qu'est-ce que tu fais toi ? Tu ne trouves rien de mieux à faire qu'à pleurer son absence, petite veuve éplorée. As-tu vraiment perdu quelque chose ? Je ne pense pas, réfléchis bien. Mais si ça t'amuse, remâche, radote, rumine et regrette un être tout a fait fastidieux. Ne deviendrait-il pas éculé le petit Doudou, usé et surtout, factice ?
28 août 2007
Mort d'un silence
Comme je dévore des livres en ce moment et que ma frénésie n'a pas encore été stoppée, j'ai
aussi lu en une demi-journée, d'une traite, Mort d'un silence de Clémence Boulouque.
Je ne connaissais rien de cet auteur, avant d'effectuer des recherches approfondies tellement son histoire m'a sidérée. Je suis fascinée et facilement touchée par certaines histoires de ce type, si bien qu'une fois le livre terminé, j'y pense encore des jours et des jours durant.
Elle a aujourd'hui trente et un ans (à peu près) et travaille comme journaliste au Figaro et est aussi présentatrice radio sur France Inter.
Son livre est autobiographique, elle raconte son enfance auprès de son père qui était magistrat et qui s'est suicidé le treize décembre, lorsqu'elle n'avait que treize ans.
Fille d'un juge anti-terroriste, je vous retranscris ses propres mots qui vous poignent dès le début du roman : "Je suis la fille du juge Boulouque, du terrorisme, des années quatre-vingt, des attentats parisiens. Et je suis orpheline de tout cela.
Personne ne se souvient de mon père et la vague d'attentats des années quatre-vingt à Paris se confond avec celles qui ont suivi. Je suis la petite fille qui a connu les menaces de mort et les gardes du corps autour de sa dixième année, les campagnes de presse, les phrases assassines.
J'avais treize ans lorsque mon père a tiré, le 13 décembre 1990. Tiré sur lui, cette nuit-là. Et sur nos vies."
On vit l'histoire sous l'oeil d'une petite fille de neuf ans jusqu'à ses treize ans. On ne comprend pas bien la pression qui entoure son père mais on la ressent.
On comprend qu'il se fait happer par les médias et par les politiques (je fais en particulier référence à un dialogue entre Mitterand et Chirac sur l'affaire du terroriste iranien M.Gordji dont le sort dépendait du juge Boulouque).
Ce que l'on peut déceler, c'est que la famille vit dans la crainte quotidienne d'être tuée, celle-ci est protégée et escortée par des gardes du corps.
Clémence a perdu le sommeil et a peur qu'on vienne l'égorger en pleine nuit. Elle ne dort qu'aux aurores, quand la maisonnée s'éveille. Elle est fortement atteinte par la peur sans vraiment comprendre ce qui se passe.
On comprend que la décision du juge Boulouque de déclarer Gordji non coupable est fortement contestée par la foule et les médias, qu'il subit une pression et une déconsidération quotidienne par son entourage, qu'il pense qu'il est un fardeau pour sa famille, qu'il s'en éloigne tant il est préoccupé par ses affaires.
L'on voit sa décrépitude physique et mentale à travers les yeux d'une enfant qui n'a pas les moyens et qui n'a pas toutes les cartes en main pour saisir l'empleur du désastre et la solitude qui entourent son père, mais qui est suffisamment intelligente pour comprendre qu'il est menacé et qu'il sombre dans la dépression.
Là non plus, je ne m'étalerai pas, encore une fois c'est à lire. Le style du roman est simple et presque télégraphique mais on s'y attache et cela sied avec le geste brutal et mortel qui est au centre de ce livre.
"Mon père a eu le destin de tous ceux qui font l'actualité mais ne marquent pas l'histoire, une existence brève puis soufflée."
Lolita
Je suis en train de me délecter du roman de Vladimir Nabokov Lolita. Le problème c'est qu'il devient malaisé d'apprécier l'esthétique de ce livre lorsque le contenu en est aussi malsain (presque tacitement).
Il s'agit d'une histoire de pédophilie. On se place sous le point de vue d'un homme d'une quarantaine d'années qui a des vices cachés et des attraits pervers pour les filles de "Neuf à quatorze ans".
La trame du roman est palliative jusqu'au moment où le narrateur se rend compte qu'il ne peut pas annihiler ses penchants.
Le personnage nous introduit dans son univers en nous arborant sans pudeur ses préférences en matière de "petites filles". Il aime à les appeler des "Nymphettes" au sens démoniaque du terme.
Notre héros est capricieux et sélectif: parmi les fillettes qu'il lorgne dans les parcs, il retient son attention sur une élite seulement, qui selon lui, constitue la minorité : "L'hypersécrétion de cette substance huileuse appelée sébum qui nourrit le follicule des poils de la peau provoque une irritation qui peut provoquer des infections. Mais les nymphettes n'ont pas d'acné même si elles se gorgent de nourriture trop riche. Seigneur, quel supplice, ce chatoiement soyeux au-dessus de sa tempe qui se mue imperceptiblement en cheveux bruns éclatants. Et le petit os qui palpite sur le côté de sa cheville constellée de grains de poussière."
Il commente ses goûts en nous expliquant qu'il faut, parmi les petites filles de neuf à quatorze ans, repérer celle qui s'apparente le plus à un diablotin, celle qui ne sera pas forcément considérée comme la plus jolie, mais comme la plus malicieuse. Il exècre les fillettes propres et soignées exposant leurs petites nattes soutenues par des rubans de couleurs assorties, et qui ont en plus un petit ventre rebondi. Il apprécie les petits démons, presque rachitiques, qui découvrent leur puberté et aiment à se jouer des hommes qui les désirent sans vraiment en avoir conscience étant donné leur petit âge.
Le problème est qu'en tant que pédophile, il abhorre également les femmes.
Donc, comme je le disais précédemment, le narrateur fait une entrée en la matière en exposant ses tentations malsaines.
Il essaie ensuite de se stabiliser, craignant pour sa réputation à ne fréquenter que des prostituées en bas âge, il décide de se marier, cherchant également par là, un moyen licite de sublimer ses pulsions. C'est là que tout dérape.
Bref, je ne veux pas m'étaler davantage sur l'histoire, seulement ce petit roman de 1955 qui a fait scandale, est une perle en la matière. On est bien loin des 120 jours de Sodome de Sade, qui pourtant à l'époque a été censuré au même titre que Lolita.
L'écriture est fine, magnifique, comme il est connu qu'elle sied si bien aux auteurs russes.
Ce livre a fait, et peut encore faire, objet de polémique, seulement il mérite d'être connu. Le plus choquant et le plus difficile à admettre sûrement pour les gens, est qu'il est facile de se fondre dans les pensées du personnages, qu'il n'en est pas forcément inhumain parce qu'il reste compréhensible, et, surtout, on ne parle pas du pédophile trivial d'aujourd'hui qui fait la une des journeaux télévisés. Rien à voir.
Les lignes, les mots, les sentiments et l'esthétique se confondent.
A lire de toute urgence.
"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita."
23 août 2007
"Il s'ennuyait maintenant lorsque Emma, tout à coup, sanglotait sur sa poitrine ; et son coeur, comme les gens qui ne peuvent endurer qu'une certaine dose de musique, s'assoupissait d'indifférence au vacarme d'un amour dont il ne distinguait plus les délicatesses.
Ils se connaissaient trop pour avoir ces ébahissements de la possesion qui en centuplent la joie. Elle était aussi dégoûtée de lui qu'il était fatigué d'elle. Emma retrouvait dans l'adultère toutes les platitudes du mariage."
06 août 2007
Madame Bovary
" Léon ne savait pas, lorsqu'il sortait de chez elle désespéré, qu'elle se levait derrière lui afin de le voir dans la rue. Elle s'inquiétait de ses démarches ; elle épiait son visage ; elle inventa toute une histoire pour trouver prétexte à visiter sa chambre. La femme du pharmacien lui semblait bien heureuse de dormir sous le même toit ; et ses pensées continuellement s'abattaient sur cette maison, comme les pigeons du Lion d'or qui venaient tremper là, dans les gouttières, leurs pattes roses et leurs ailes blanches. Mais plus Emma s'apercevait de son amour, plus elle le refoulait, afin qu'il ne parût pas, et pour le diminuer. Elle aurait voulu que Léon s'en doutât ; et elle imaginait des hasards, des catastrophes qui l'eussent facilité. Ce qui la retenait, sans doute, c'était la paresse ou l'épouvante, et la pudeur aussi. Elle songeait qu'elle l'avait repoussé trop loin, qu'il n'était plus temps, que tout était perdu. Puis l'orgueil, la joie de se dire : " Je suis vertueuse ", et de se regarder dans la glace en prenant des poses résignées, la consolait un peu du sacrifice qu'elle croyait faire.
Alors, les appétits de la chair, les convoitises d'argent et les mélancolies de la passion, tout se confondit dans une même souffrance ; et, au lieu d'en détourner sa pensée, elle l'y attachait davantage, s'excitant à la douleur et en cherchant partout les occasions. Elle s'irritait d'un plat mal servi ou d'une porte entrebâillée, gémissait du velours qu'elle n'avait pas, du bonheur qui lui manquait, de ses rêves trop hauts, de sa maison trop étroite.
Ce qui l'exaspérait, c'est que Charles n'avait pas l'air de se douter de son supplice. La conviction où il était de la rendre heureuse lui semblait une insulte imbécile, et sa sécurité là-dessus de l'ingratitude. Pour qui donc était-elle sage ? N'était-il pas, lui, l'obstacle à toute félicité, la cause de toute misère, et comme l'ardillon pointu de cette courroie complexe qui la bouclait de tous côtés ?
Donc, elle reporta sur lui seul la haine nombreuse qui résultait de ses ennuis, et chaque effort pour l'amoindrir ne servait qu'à l'augmenter ; car cette peine inutile s'ajoutait aux autres motifs de désespoir et contribuait encore plus à l'écartement. "
27 juillet 2007
L'inimitié de Mike envers Brenda causée par la douce garce de Beverly-Hills.
L'auteur s'excuse des petits dérapages ponctuels qui troublent le bon déroulement du scénario.
Brenda était une jeune fille vive d'esprit, joviale et ne cherchant jamais querelle à ses semblables. Pauvre petite Brenda naïve qu'une Pamela n'eut aucun mal à évincer. Voyez-vous le monde était fait de dames toutes plus perfides les unes que les autres et souffrant d'une possessivité excessive. Brenda ne l'ignorez pas mais n'avait rien vu venir.
Amie pendant six ans puis amante pendant près de deux ans avec Mickael, elle pensait avoir gagné un ami en or.
Elle menait avec notre Mickael une amitié assez fusionnelle, aux tendances passées un peu ambigües.
Elle avait réussi à conserver son ex-boyfriend comme un très bon ami et s'en félicitait. Elle pouvait ainsi s'en vanter auprès de ses copines : "Moi j'ai un ami GARCON ! C'est mon ex en plus ! Essayez donc de briser ce lien !".
Brenda avait trouvé depuis peu Bryan, l'autre moitié d'elle-même. Elle se sentait comme neuve, sortie du gouffre qui l'ensevelissait jadis. Elle était amoureuse de Bryan, le beau Bryan aux airs de Ryan Philippe, l'intelligent Bryan aux côtés littéraires. Elle avait alors tout pour elle, un nouveau petit ami, un cercle d'amis et surtout son ex-boy devenu new best friend.
Mais comme je le signalais tantôt, Brenda n'avait pas cru qu'une Pamela aux allures superficielles, tenant un (sky)blog bourré de fautes et empli d'un style texto-abrégé pourrait lui enlever son cher Mickael.
Seulement voilà, la jeune Pamela "La-plus-belle-de-l'IUT" selon Mickael et malgré l'incompréhension de Brenda, commença à fréquenter notre Mickael ébahi, baba, ahuri et tout baveux. Celui-ci eut les chevilles qui comencèrent alors à enfler. Voyez-vous, Mickael soucieux de son image se sentait fier d'exhiber "La-plus-belle-fille-de-l'IUT" devant ses potos, leur faisant comprendre ainsi tacitement: "Wesh, wesh, c'est moi qui la nique et pas vous !".
Brenda se réjouissait pour Mickael, après tout, elle voulait son bonheur, lui et elle faisaient leur vie de leur côté et elle lui souhaitait tout le bien du monde.
Légèrement ingénue de naissance, elle commençait même à apprécier Pamela à travers les longs récits que lui en faisait Mickael. Brenda la trouvait attachante et comprenait Mickael.
Pourquoi donc faire autant de mal à une fille si pleine de bonnes intentions comme Brenda me direz-vous ?
Pamela supportait sans doute très mal l'amitié qui liait son nouveau petit ami Mickael à Brenda son ex-petite amie.
Pamela était (sans doute par inadvertance, sûrement pas dans l'intention de fureter ou d'espionner son keum) tombée sur un texto de Brenda destiné à Mickael. Elle l'avait, sans scrupules, lu : "Mickael je voulais te dire que quoiqu'il arrive tu ne seras jamais personne pour moi, je tiens beaucoup à toi, je t'adore toujours même si l'on se parle moins qu'avant.". Là, il y eu des hurlements. Sans doute a-t-elle plus tard découvert que Mickael avait répondu à ce texto à une heure avancée de la nuit : "Moi aussi ma Nin.. (Oups...) je t'adore et je t'oublierai jamais, gros gros bisous.".
Imaginez sa colère. Brenda la comprenait. Brenda aurait sûrement été fâchée pareillement si elle avait découvert un texto similaire sur le téléphone portable de Bryan. Brenda ne pensait cependant pas que la Garce... Euh pardon, que Pamela prendrait des mesures aussi drastiques.
Peu après l'anniversaire de Mickael, Pamela se rendit sur le blog de Brenda et y sema des commentaires méprisants à son égard. Découvrant le pot-aux-roses, malgré l'anonymat laissé par la lâcheté de notre chère Péta... oups pardon, de notre chère Pamela, Brenda avait répondu avec classe à ces commentaires, veillant à ne jamais s'abaisser au niveau de Pam.
Mais là... La perversité d'une pouffiasse de Beverly-Hills n'était pas à sous-estimer. Pamela avait sans doute fait pression sur Mike, qui dès lors était devenu invisible, inexistant, il avait disparu de la surface de la planète: Brenda n'avait plus de nouvelles de Mickael. Notre Pamela préférée, par jalousie, par haine, par manque de confiance en elle, avait modelé notre cher Mike qui était, il faut le savoir, de nature influençable. Laissé entre les mains d'une experte de la manipulation et de la "poufferie", Mike en fut transformé. Un black-out s'installa entre Brenda et Mike, au grand désarroi de Brenda. Pamela avait obtenu satisfaction: les ponts étaient coupés entre son boy et Brenda. Le rôle de Mickael s'apparentant ici à une vague pate à modeler Playdo.
Brenda était impuissante, elle avait beau envoyer des messages désespérés sur le portable de Mike, il ne daignait pas y répondre. Brenda se sentait déçue par son attitude, très affectée. Elle en rêvait la nuit, elle en pleurait même. Elle se doutait que Pamela devait épier Mike et qu'elle lisait scrupuleusement chaque SMS en se gaussant de Brenda. Elle connaissait suffisamment Mickael pour savoir que celui-ci se moquait également et répondait très anodinement et indifféremment à Pamela : "Mais j'en ai rien à foutre, je répondrai pas elle est trop conne.".
Il ne respectait ni Brenda ni le souvenir de leurs années passées ensemble, tout cela a été gâché par l'arrivée d'une petite futée. Qui aurait cru que leur histoire si solide, basée sur un passé qui ne pouvait que fixer une amitié en acier, serait brisée pour si peu ?
Un monde juste existe-t-il ? L'apparente bienfaisance simplette de Brenda suffira-t-elle à faire fondre le coeur de glace de Mickael dont Pamela l'a paré ?
28 juin 2007
Je suis allée voir "Dérive mortelle" au cinéma hier soir. Je sais le titre ne présageait rien de bon. Le choix oscillait entre Ocean's thirteen, Persépolis et Dérive mortelle. Rien de bien palpitant. J'ai voulu éviter le flop évident du dernier volet d'Ocean. Mais surtout je ne voulais rien avoir à faire avec Persépolis.
Sans doute que j'irai le voir, mais le tableau qu'on en fait actuellement me tape sur le système tout comme le tapage qu'il y avait eu autour d'Indigènes. J'avais regardé au journal de 13h la réalisatrice de Persépolis qui était invitée.
Je dois avoir un problème avec les gens qui veulent faire entendre leur droit et qui en font des livres ou des films parce que j'ai envie de les étriper. La réalisatrice a l'air de se prendre pour la nouvelle intellectuelle du moment et comme c'est une femme, elle frappe encore plus fort: le droit des femmes c'est très tendance en ce moment. Femme bafouée, pays du Maghreb, ouhh que du rebattu, mais bon c'est d'actualité. C'est grave. C'est tendance aussi.
Je ne prétends pas connaître la BD à l'origine de ce film, je ne prétends pas non plus détenir la vérité absolue et je ne dis pas que ce film est nul. C'est juste le cadre qui m'ennuie un peu. J'en ai marre des grandes causes.
Ca fait sûrement très plouc et inculte aux yeux de tous les intellectuels (ou les pseudo-intellectuels, de toute façon c'est pareil) mais je préfère me taper une grosse production américaine (je parle pas de Dérive mortelle, ce film étant totalement débile) plutôt que de me retrouver dans une salle pleine de féministes ou d'hommes vêtus de pantalon à pince et de chaussures en daim riant en coin, ironiquement: "ah ah ah".
Bon donc, ayant préféré me taper un gros navet, j'ai choisi Dérive Mortelle (imposant un peu mon choix à Yannick).
Vous voyez je préfère carrément me retrouver avec un public d'ados limités et boutonneux qui viennent pour voir des filles trop bonnes en maillot de bain et pour s'exclamer au moindre évènement de terreur "Oh putain t'as vu le mec !".
J'ai tout de suite pensé à mon frère qui avait publié un article criant de vérité sur les films à sensation. Tous les ingrédients étaient réunis: Un groupe de potes, une nana bien fichue mais idiote jusqu'à la moelle, un couple marié, de la baise.
J'ai eu l'impression que le réalisateur du film avait fait n'importe quoi, qu'il avait voulu jouer le malin en se disant "je vais prendre point par point les trames habituelles du bon film d'horreur, ça marche toujours" qu'il a mélangé le tout et a fait un film absurde (qu'il a dû trouver trop bien).
C'est dommage parce que pour une fois la péripétie centrale du film était bien trouvée, changeait du quotidien des films d'horreur où on a quelqu'un qui vient tuer tout le monde et surtout c'est le genre de chose qui peut vraiment arriver.
Le groupe de supers copains qui adorent bien évidemment se filmer avec leur caméra en étant mort de rire pour rien (ils sont heureux de vivre, ils ont rien demandé, mais un drame va leur tomber dessus. Tremblez pauvres carcasses ! Mouaah...!) donc, fait une balade en yacht puis décide de se jeter à l'eau. Mais ils oublient de mettre l'échelle pour remonter à bord.
Résultat ils restent tous dans l'eau cherchant, en vain, une solution pour remonter. Voilà, le décor est planté.
C'est là que c'est débile, il me semble que même moi j'aurais pu faire mieux. Ca aurait pu être vraiment réussi et angoissant mais c'était du grand n'importe quoi.
Il y a la pouffe de service qui se noie, on sait pas comment, mais comme ça, ça lui prend, elle coule. Hop, une morte. Ensuite, parce qu'ils sont trop intelligents ils décident de se casser la figure parce que mince "C'est ta faute !" "Non c'est la tienne !" et une godiche au milieu "Mais arrêtez arrêtez !". Quelqu'un est blessé et meurt. Zut.
Le plus débile reste tout de même la fin, qui d'ailleurs est incompréhensible, on a dans l'idée que ça se veut être une fin choc, mais bon on aimerait bien comprendre ce qui se passe pour pouvoir être "trop stupéfait".
Enfin bref.
Sinon je suis en train de relire Madame Bovary. Je l'avais lu au collège et ça ne m'avait pas plus atteint que ça. Aujourd'hui je réalise que je ressemble à Emma Bovary trait pour trait. C'est un peu décevant mais son côté idéaliste et lassive d'un mariage râté me ressemble un peu. Ses désillusions, rien ne correspond à ses attentes: la pauvre est candide, un peu niaise et se fait marcher sur les pieds du début à la fin.
Quand enfin elle trouve l'amour, elle aime de tout son être, elle donne tout, elle est passionnée. Seulement son amant ne l'aime pas. Il y a un passage qui me ressemble vraiment, parmi d'autres, voici ce qu'elle dit à son amant (je m'en souviens de tête donc pardonnez l'exactitude du dialogue):
"Je t'aime, je t'aime. Jure-moi que tu m'aimes, dis-moi que tu n'as aimé que moi dans ta vie."
"Crois-tu m'avoir pris vierge ?" rétorqua-t-il en se moquant.
C'est là que notre pauvre Emma se met à pleurer pendant des heures.
C'est quand-même nul d'être conne à ce point. Je suis comme ça. C'est tout à fait le genre de réponse (qui pourtant ne devrait pas blesser) qui me fait mal.
Sinon je lis simultanément Carrie de Stephen King. Il faut dire que mon frère m'avait conseillé de lui emprunter des livres dans sa bibliothéque mais que je ne me souviens plus lesquels. Je ne me rappelais que de Cujo, Ca et Carrie. Donc Julien, si tu passes par là merci de me conseiller un livre.
J'aimerais savoir quand j'arrêterai d'avoir peur la nuit avant de m'endormir, quand j'arrêterai de m'enquérir à trouver quelque fantôme dans ma chambre, ou encore quand j'arrêterai de dormir avec le fameux objet transitionnel, celui qui vous sert à vous couper du monde réel, vous savez, le doudou.
Bonne continuation hoy hoy.
18 juin 2007
Ludwig van Beethoven "Ce sourd entendait l'infini" (Victor Hugo)
« Prince, ce que vous êtes, vous l'êtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi. Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers. Il n'y a qu'un Beethoven » (Beethoven, oct. 1806)
« Il sait tout, mais nous ne pouvons pas tout comprendre encore, et il coulera beaucoup d'eau dans le Danube avant que tout ce que cet homme a créé soit généralement compris. » (Schubert, 1827)
Surmontant à force de volonté les épreuves d'une vie marquée par le drame de la surdité, célébrant dans sa musique le triomphe de l'Héroïsme et de la Joie quand le destin lui prescrivait l'isolement et la misère, il a mérité cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l'art moderne ». Expression d'une inaltérable foi en l'homme et d'un optimisme volontaire, consacrant l'art musical comme action d'un homme libre et non plus comme simple distraction, l'œuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l'histoire de la musique.
Il ne fallut pas longtemps à Johann van Beethoven pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti exceptionnel qu'il pourrait en tirer. Songeant à l'enfant Mozart, exhibé en concert à travers toute l'Europe une quinzaine d'années plus tôt, il entreprit l'éducation musicale de Ludwig et, devant ses exceptionnelles dispositions, tenta de le présenter au piano à travers la Rhénanie, de Bonn à Cologne, en le faisant passer pour deux ans plus jeune qu'il ne l'était. Mais là où Léopold Mozart avait su faire preuve d'une subtile pédagogie auprès de son fils, Johann van Beethoven ne semble avoir été capable que d'autorité et de brutalité; et cette expérience demeura infructueuse et sans suite, à l'exception d'une tournée aux Pays-Bas. Parallèlement à une éducation générale qu'il dut pour beaucoup à l'accueil et à la bienveillance de la famille von Breuning et à son amitié avec le médecin Franz-Gerhard Wegeler, auxquels il fut attaché toute sa vie, le jeune Ludwig devint l'élève de Christian Gottlob Neefe (piano, orgue, composition) et composa pour le piano, les Neuf variations sur une marche de Dressler et les trois Sonatines dites à l'Électeur qui marquèrent symboliquement le début de sa production musicale.
L'année 1802 marqua un premier grand tournant dans la vie du compositeur. Dans le plus grand secret, il commençait depuis 1796 à prendre conscience d'une surdité débutante qui devait irrémédiablement progresser jusqu'à devenir totale avant 1820. Contraint à l'isolement par peur de devoir assumer en public cette terrible vérité, Beethoven gagna dès lors une réputation de misanthrope dont il souffrit en silence jusqu'à la fin de sa vie. Conscient que son infirmité lui interdirait tôt ou tard de se produire comme pianiste et peut-être de composer, il songea un moment au suicide, puis exprima à la fois sa tristesse et sa foi en son art dans une lettre qui nous est restée sous le nom de Testament de Heiligenstadt, qui ne fut jamais envoyée et fut retrouvée seulement après sa mort :
« O vous, hommes qui pensez que je suis un être haineux, obstiné, misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, comme vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison secrète de ce qui vous paraît ainsi. (…) Songez que depuis six ans je suis frappé d'un mal terrible, que des médecins incompétents ont aggravé. D'année en année, déçu par l'espoir d'une amélioration, (…) j'ai dû m'isoler de bonne heure, vivre en solitaire, loin du monde. (…) Si jamais vous lisez ceci un jour, alors pensez que vous n'avez pas été justes avec moi, et que le malheureux se console en trouvant quelqu'un qui lui ressemble et qui, malgré tous les obstacles de la Nature, a tout fait cependant pour être admis au rang des artistes et des hommes de valeur. » (Beethoven, 6 oct. 1802)
Heureusement, sa vitalité créatrice ne s'en ressentit pas. Après la composition de la tendre Sonate pour violon n° 5 dite Le Printemps (Frühlings, 1800) et de la célèbre Sonate pour piano n° 14 dite Clair de Lune (1801), c'est dans cette période de crise morale qu'il composa la joyeuse et méconnue Deuxième Symphonie (1801-1802) et le plus sombre Troisième Concerto pour piano (1800-1802) où s'annonçait nettement, dans la tonalité d'ut mineur, la personnalité caractéristique du compositeur. Ces deux œuvres furent accueillies très favorablement le 5 avril 1803, mais pour Beethoven une page se tournait ; dès lors sa carrière s'infléchit. Privé de la possibilité d'exprimer tout son talent et de gagner sa vie en tant qu'interprète, il allait se consacrer à la composition avec un courage et une force de caractère que rien n'avait laissé prévoir. Au sortir de la crise de 1802 s'annonçait l'héroïsme triomphant de la Troisième Symphonie.
Les forces de Beethoven revinrent à la fin de 1817, époque à laquelle il ébaucha une nouvelle sonate qu'il destinait au piano-forte le plus récent (Hammerklavier en allemand), et qu'il envisageait comme la plus vaste de toutes celles qu'il avait composées jusque là. Exploitant jusqu'aux limites des possibilités de l'instrument, durant près de cinquante minutes, la Grande Sonate pour Hammerklavier opus 106 laissa indifférents les contemporains de Beethoven qui la jugèrent injouable et estimèrent que, désormais, la surdité du musicien lui rendait impossible l'appréciation correcte des possibilités sonores. À l'exception de la Neuvième Symphonie, il en fut de même pour l'ensemble des dernières œuvres du maître, dont lui-même avait conscience qu'elles étaient très en avance sur leur temps. Se souciant peu des doléances des interprètes, il déclara à son éditeur en 1819 : « Voilà une sonate qui donnera de la besogne aux pianistes, quand on la jouera dans cinquante ans ». C'est à partir de cette époque que le musicien, enfermé dans sa surdité, dut se résoudre à communiquer avec son entourage par l'intermédiaire de cahiers de conversation qui, si une grande partie en a été détruite ou perdue, constituent aujourd'hui un témoignage irremplaçable sur cette dernière période.
La composition de la Neuvième Symphonie débuta au lendemain de l'achèvement de la Missa Solemnis, mais cette œuvre eut une genèse extrêmement complexe dont la compréhension nécessite de remonter à la jeunesse de Beethoven, qui dès avant son départ de Bonn envisageait de mettre en musique l'Ode à la joie de Schiller. À travers son inoubliable finale où sont introduits des chœurs, innovation dans l'écriture symphonique, la Neuvième symphonie apparaissait, dans la lignée de la Cinquième, comme une évocation musicale du triomphe de la joie et de la fraternité sur le désespoir, et prenait la dimension d'un message universel. La symphonie fut créée devant un public en délire le 7 mai 1824, Beethoven renouant un temps avec le succès. C'est en Prusse et en Angleterre, où la renommée du musicien était depuis longtemps à la mesure de son génie, que la symphonie eut le succès le plus fulgurant. Plusieurs fois invité à Londres comme l'avait été Joseph Haydn, Beethoven fut tenté vers la fin de sa vie de voyager en Angleterre, pays qu'il admirait pour sa vie culturelle et pour sa démocratie et qu'il opposait systématiquement à la frivolité de la vie viennoise, mais ce projet ne se réalisa pas et Beethoven ne connut jamais le pays de son idole Haendel. L'influence de ce dernier fut particulièrement sensible dans la période tardive de Beethoven, qui composa dans son style, entre 1822 et 1823, l'ouverture La Consécration de la maison.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Beethoven
10 juin 2007
What I like about him
Son côté bienveillant : Il est très patient et prend sur lui mon caractère de cochon ainsi que mes travers.
Il insiste et ne lâche pas prise quand on se dispute. Il n'abandonne jamais même quand je lui dis clairem
ent de laisser tomber et que je ne mets aucune bonne volonté. Il tient à revenir à l'état d'équilibre social et ne me quitte jamais sur un froid. Il n'hésite pas à faire des efforts et ne cède pas à mon fatalisme. Il aurait pu m'envoyer balader mainte et mainte fois, il ne l'a jamais fait.
Son côté sophiste : Il ne hausse jamais la voix à part quand il veut me freiner dans mes délires paranoïaques pour me rappeler qu'il m'aime. Il a un petit ton de voix majestueux, il s'attarde sur les consonnes en prononcant bien distinctement les double "p" ou les double "l".
Il a un talent de prose sans comparaison, j'admire son écriture et sa façon d'employer aussi harmonieusement les mots ensemble.
Son optimisme : Il croit en nous deux, il croit aux vertus amoureuses et surtout il croit en moi.
Il me redonne confiance, il m'idéalise sans doute un peu, mais qui a dit que c'était désagréable ? Il rend notre relation exclusive et rare. Il a su conserver l'envie d'espérer et de croire que le plus beau reste à venir.
Pour lui notre histoire ne peut devenir que de plus en plus belle. Il ne porte aucun jugement sur mes passe-temps les plus fantaisistes et le moindre petit défaut qui me fait tort il le transforme en qualité si ce n'est en don.
Son pragmatisme : Il est impassible, stoïc voire flegmatique. Aux premiers abords il semble imperturbable.
Lorsqu'on apprend à le connaître, la plus grande satisfaction est de voir qu'on perce petit à petit son armure.
En arriver là est une preuve qu'on a l'exclusivité et qu'on est la seule à l'approcher de si près.
Il subsiste tout de même toujours un côté mystérieux chez lui. Cela en fait son charme. Je ne connais aucun garçon qui mêle à la fois un côté viril et affriolant et un côté timide aussi bien. Il est timoré de la façon la plus sensuelle possible.
Il est réaliste, il a le sens pratique et surtout il est rationnel dans ses jugements de valeur et dans sa façon d'appréhender le monde. Il sait dompter ses pulsions infondées comme la jalousie et les sublime en faisant du prosaïsme.
Son intérêt pour moi : Il veut tout connaître de moi et m'épauler dans tous les aspects de la vie.
Il me place sur un piédestal alors que je ne le mérite pas forcément. Je suis tout pour lui, j'ai sa vie entre mes mains et il a la mienne entre les siennes.
Malgré les bêtises qui m'échappent parfois, il sait ne pas en tenir compte, il ne m'en tient pas rigueur et ne me sous-estime jamais.
Ce qu'il m'apporte : Il me fait rire, on a plein de fou-rires ensemble, je me délecte du moment où je vois le
coin de ses lèvres se plisser : son sourire est un don des dieux. Jamais il n'est plus beau que lorsqu'il sourit en me regardant droit dans les yeux. Ce regard pourrait certainement faire trembler des glaciers, moi il me fait trembler toute entière.
Il m'apporte paix et sérénité mais aussi chamboulement. Il me fait extravaguer, je lui reproche mille choses insignifiantes et délirantes qui n'ont aucun sens juste car je suis tout simplement folle de lui et que si je le perdais je ne m'en remettrai pas. Je pourrais trouver la force de lui pardonner les pires trahisons et de m'absenter de mon statut de sujet pour lui. Il m'a sauvé et m'a rendu la vie. Je lui suis éternellement redevable et reconnaissante. Il est ma source d'inspiration, il est ma béquille, mon pillier, mon coeur.



